Afrique: Des experts veulent jeter les bases d'une 'doctrine fiscale africaine adaptée'

Dakar — L'Ordre national des experts du Sénégal (ONES) entend saisir l'opportunité de la 12e Conférence annuelle internationale de l'Union des Ordres fiscaux de l'Afrique de l'Ouest (UDOFAO) que le Sénégal va abriter, à partir du 25 mars, pour "contribuer activement à la construction d'une doctrine fiscale africaine, adaptée aux réalités économiques du continent".

L'ONES, en sa qualité d'institution organisatrice de cette rencontre de deux jours, "entend à travers cette initiative contribuer activement à la construction d'une doctrine fiscale africaine, adaptée aux réalités économiques du continent", peut-on lire dans un document remis à des journalistes.

La 12e Conférence annuelle internationale de l'Union des Ordres fiscaux de l'Afrique de l'Ouest (UDOFAO), se tient à Mbour, à Saly-Portudal, les 25 et 26 mars, sur le thème "Fiscalité et souveraineté économique de l'Afrique de l'Ouest : Harmoniser l'autonomie fiscale pour une croissance inclusive".

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"Cette conférence qui réunira les principaux acteurs de la gouvernance fiscale en Afrique de l'Ouest se veut un cadre stratégique de réflexion et de propositions dans un contexte marqué, entre autres, par les défis de mobilisation des ressources internes, les défis d'intégration du secteur informel, les enjeux de la fiscalité numérique et la nécessité de renforcer la souveraineté économique", a expliqué Mouhamed Dièye, président de la section fiscale de l'ONES.

S'exprimant lors d'une rencontre avec la presse, mercredi à Dakar, autour de la tenue de cette conférence de l'Union des Ordres fiscaux de l'Afrique de l'Ouest, M. Dièye a fait observer que les économies ouest africaines "font face à un double défi : financer leur développement et réduire leur dépendance à l'endettement extérieur".

"La fiscalité apparaît ainsi comme un levier stratégique majeur. Cependant, plusieurs contraintes subsistent notamment le faible élargissement de l'assiette fiscale, le poids de l'informel, le faible civisme fiscal, l'insuffisante harmonisation régionale", a-t-il ajouté.

Selon lui, cette conférence offre l'occasion de "promouvoir la souveraineté fiscale des États", de "renforcer la mobilisation des ressources internes", d"'encourager l'harmonisation fiscale régionale", de "valoriser le rôle des experts fiscaux" et d"'intégrer les enjeux du genre et de l'inclusion".

"À travers cette conférence, nous appelons à une mobilisation collective pour construire une fiscalité plus juste, plus efficace et mieux adaptée aux réalités africaines. L'Afrique doit aujourd'hui définir sa propre trajectoire fiscale, fondée sur ses priorités de développement", a-t-il conclu.

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