Alors que les États-Unis sont fortement mobilisés sur le dossier iranien, Washington tente aussi de reprendre la main sur un autre dossier sensible : la crise entre la RDC et le Rwanda. Après des rencontres bilatérales le 17 mars, une réunion tripartite RDC-Rwanda-États-Unis s'est tenue le 18 mars, sous l'égide de Massad Boulos, conseiller Afrique au département d'État, qui s'est dit optimiste, alors que ce processus de paix à l'arrêt et tandis que l'agenda diplomatique très chargé.
RDC et Rwanda étaient représentés à la fois au niveau militaire et politico-diplomatique, signe d'une volonté d'avancer simultanément sur les questions sécuritaires et sur le dialogue politique, renseigne-t-on.
Selon le communiqué conjoint, des représentants de la RDC et du Rwanda se sont réunis avec les équipes de la médiation américaine et ont convenu de « mesures concrètes » pour poursuivre la mise en oeuvre de l'accord de Washington.
Cet accord, signé en juin dernier sous médiation américaine, prévoit notamment un cessez-le-feu.
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« Mesures coordonnées »
Dans ce cadre, les deux parties évoquent aussi des « mesures coordonnées » pour désamorcer les tensions et faire évoluer la situation sur le terrain.
Parmi les engagements annoncés, le désengagement progressif des forces, la levée de mesures dites défensives du côté rwandais dans des zones précises du territoire congolais, ainsi qu'une intensification des opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe rebelle hutu formé à l'origine d'anciens génocidaires rwandais.
Autre élément mis en avant : la coordination entre les différentes étapes du processus, avec un suivi assuré par la médiation américaine.
Aucun calendrier précis rendu public
Mais à ce stade, ces annonces restent générales. Aucun calendrier précis n'a été rendu public, ni sur le retrait des forces, ni sur les mécanismes de vérification.
La question reste donc celle de la mise en oeuvre effective de ces mesures, alors que plusieurs tentatives de désescalade ont jusqu'ici échoué.