Répondant à une question de la députée d'Anabelle Savabaddy par rapport au manque de personnel dans le secteur des besoins éducatifs spéciaux (BES) alors que le nombre d'élèves concernés augmente, le ministre de l'Éducation, Mahend Gungapersad, a souligné que plusieurs personnes embauchées attendaient encore leur inscription officielle. Il a assuré qu'une campagne de recrutement était en cours mais que certains problèmes persistaient, notamment des candidats ne remplissant pas toutes les conditions administratives. Malgré les efforts pour mobiliser l'aide des parents, le manque de personnel demeure critique. Dans certains cas, les autorités ont même dû solliciter l'aide des parents pour accompagner les enfants à besoins éducatifs particuliers.
Pour atténuer ce défi à court et moyen termes, le ministère propose plusieurs mesures : revoir les normes actuelles de recrutement, rechercher des parents prêts à apporter leur aide bénévolement, créer des postes officiels pour les assistants d'enseignants et les soignants dans le prochain budget, lancer des programmes de formation accélérée pour les nouvelles recrues et collaborer avec le ministère de la Santé pour obtenir le soutien des professionnels de la santé.
Le 9 mai 2025, la Special Education Needs Authority (SENA) a publié un communiqué invitant à déposer des candidatures pour l'admission d'élèves à besoins éducatifs particuliers pour la rentrée 2026, exigeant un certificat médical pour chaque dossier. En février dernier, 521 candidatures avaient été reçues, et 438 enfants ont participé à des évaluations réalisées par des professionnels paramédicaux. Ces examens ont permis de déterminer leur orientation scolaire et d'identifier 143 enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme(TSA) léger.
Au 13 février dernier, 32 de ces enfants avaient été admis dans des écoles primaires, malgré des retards dus au manque d'auxiliaires de vie scolaire et d'accompagnateurs. Pour pallier cette situation, le ministère a mis en place un système de réaffectation des ressources et d'aménagement des locaux par les directions d'école.
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Les autres enfants présentant des formes plus sévères d'autisme ont été admis dans des écoles spécialisées gérées par des organisations non gouvernementales, des centres de développement des ressources pour les élèves à BES et des unités d'intégration spécialisées afin de leur garantir un soutien adapté.
Le député Raviraj Beechook a, pour sa part, souligné un paradoxe concernant le personnel des écoles spécialisées : malgré le manque d'effectifs, de nombreuses personnes embauchées attendent encore leur inscription officielle.
Il a demandé au ministre de se pencher sur ces dossiers en attente afin de pourvoir les postes nécessaires.
Le ministre a confirmé que des efforts de recrutement étaient en cours, mais que de nombreux candidats ne remplissaient pas encore les conditions requises.