Ile Maurice: Les suspects ont livré des versions contradictoires

L'enquête sur le meurtre de Yogeshwaree Bhunjun, connue comme Deepika, a connu un nouveau tournant avec une confrontation entre les trois suspects, Mamade Imteaize Peeroo, Fadhill Dulloo et Khalif Ul Ahmad Raffick, le mardi 17 mars. Cette étape cruciale a mis en évidence de profondes contradictions dans les déclarations, compliquant davantage le travail des enquêteurs.

Selon les informations recueillies, l'un des suspects, Mamade Imteaize Peeroo, a affirmé que le concubin, le Dr Arvind Ramchurn, était présent dans la maison de Fond-du-Sac au moment des faits et qu'il aurait même participé à l'opération visant à se débarrasser du corps. Une version qui contraste fortement avec celle de Fad- hill Dulloo, qui soutient ne pas avoir vu le médecin sur les lieux. Le troisième suspect n'a également pas incriminé le Dr Arvind Ramchurn pour l'heure. Ces divergences majeures ont poussé les enquêteurs à envisager de nouvelles confrontations le mardi afin de démêler le vrai du faux et d'établir les responsabilités de chacun dans cette affaire aux multiples zones d'ombre.

Par ailleurs, le Dr Arvind Ramchurn doit être interrogé à nouveau le vendredi 19 mars en présence de son avocat, Me Rama Valayden. Les enquêteurs cherchent notamment à clarifier sa version des faits et à déterminer s'il y a eu une quelconque collaboration avec les autres suspects dans l'exécution du crime ou la dissimulation du corps.

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Pour rappel, Deepika Bhunjun, âgée de 37 ans, n'a plus donné signe de vie depuis le 26 février, avant que l'enquête ne prenne une tournure criminelle. Les premiers éléments laissent penser que le drame se serait déroulé dans un contexte de tensions relationnelles, possiblement liées à des soupçons d'infidélité. Selon certaines pistes explorées par les enquêteurs, Fadhill Dulloo entretiendrait une relation avec la victime, ce qui pourrait constituer un élément clé dans la compréhension du mobile. L'hypothèse d'un crime prémédité, avec l'implication de plusieurs individus, est désormais sérieusement envisagée.

À ce stade, le corps de Deepika reste introuvable. Des indications fournies par certains suspects laissent penser qu'il aurait été jeté à la mer, dans la région de Rivière-Noire. Entre accusations croisées, révélations partielles et éléments matériels encore en cours d'analyse, l'enquête progresse lentement mais sûrement. Les prochaines auditions, notamment celle du médecin, pourraient s'avérer déterminantes.

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