Ile Maurice: Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, rappelle l'importance de l'unité

La communauté télougoue célèbre avec ferveur la fête d'Ugadi 2026 ce jeudi, marquant le Nouvel an du calendrier, lors d'une grande cérémonie organisée au Mahatma Gandhi Institute. L'événement, orchestré par la Mauritius Telugu Maha Sabha, en collaboration avec le Mauritius Telugu Cultural Centre Trust, la Telugu Speaking Union et le conseil de district de Moka, a rassemblé un large public, mêlant traditions, discours et moments de partage.

Plusieurs personnalités politiques étaient présents dont le Premier ministre, Navin Ramgoolam, son épouse, Veena Ramgoolam, le leader de l'opposition, Joe Lesjongard, et des ministres et députés, dont le ministre de l'Intégration sociale, Ashok Subron.

Dans son allocution, le président de la Mauritius Telugu Maha Sabha, Shri Heyvyn Gurayya, a rappelé la portée symbolique et spirituelle d'Ugadi. «C'est une fête pour se réunir en famille et entre amis. L'importance de cette fête, c'est la foi qui émane d'elle pour nous guider», a-t-il souligné. Insistant sur la mission de son organisation, il a déclaré : «Notre mission en tant que Telugu Maha Sabha, c'est de préserver l'art et la langue télougoue et aussi d'assurer la transmission.»

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Il a également mis en avant le rôle structurant de l'organisation à travers ses réunions consultatives et ses projets en cours, tout disant merci pour l'allocation d'un terrain destiné à une nouvelle branche à Cluny. Parmi les annonces, il a évoqué « le lancement prochain d'une Chamber of Commerce sous la présidence d'Arvind Gooranah» ainsi que «le revamping de leur site web avec des AI switches».

Prenant la parole, le ministre de la Fonction publique, Raj Pentiah, a livré un message empreint de résilience. «Selon les écritures, cette année aura des obstacles mais on n'a pas peur. Dans nos gènes, il y a la souffrance, la lutte et le sacrifice, mais nous sommes un peuple arc-en-ciel», a-t-il affirmé.

Navin Ramgoolam a, pour sa part, mêlé considérations spirituelles et préoccupations économiques dans son discours. «C'est un grand plaisir de fêter Ugadi avec vous, ma femme et moi. C'est une grande occasion pour nous de venir avec vous», a-t-il déclaré en ouverture. Évoquant la symbolique du Nouvel an, il a rappelé que «le commencement d'une nouvelle époque rappelle que la vie a un début et une fin», tout en soulignant l'importance des traditions.

Le chef du gouvernement a également abordé le contexte international tendu, marqué par des conflits au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les routes maritimes. «Ena bato pe fer letour. Savedir lesans pou monte. Nou pena swa parski nou pa prodir petrol», a-t-il expliqué, pointant la dépendance de Maurice aux importations. Il a aussi évoqué les pressions sur les coûts du fret et des assurances maritimes, soulignant que «la vie est une bataille au quotidien».

Dans un appel à l'unité, il a insisté sur la nécessité de préserver les traditions tout en les transmettant aux nouvelles générations : «Ce qui fait notre force, c'est l'unité. Nous devons rester unis tout en valorisant notre culture.»

Interrogé par la presse après la cérémonie sur la récente sortie de Paul Bérenger évoquant une possible démission, le Premier ministre a choisi la prudence : «Mo pa pou inzer mwa dan bann zafer MMM. Mo mesaz pou lindepandans ti dir linite.»

Au-delà des discours, la célébration d'Ugadi 2026 a été marquée par des performances culturelles, des rituels traditionnels et une ambiance conviviale, illustrant la vitalité de la culture Telugu à Maurice.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.