D'autres initiatives majeures, comme les centrales hybrides Stor'Sun de 60 MW, le projet solaire de 14 MW à l'aéroport ou encore le système de stockage Amaury, progressent lentement ou restent à un stade préliminaire. L'audit souligne également que plusieurs projets stratégiques, dont la production de 33 MW d'énergie solaire ou des infrastructures comme les sous-stations GIS ont subi des retards ou blocages, ralentissant la transition énergétique du pays .
Sur le plan financier, les besoins sont considérables. La feuille de route énergétique 2030 prévoit un investissement d'environ 1,35 milliard USD pour atteindre 60 % d'énergies renouvelables, soit près de 695 MW supplémentaires. Toutefois, l'absence d'un mécanisme de financement structuré oblige les projets à dépendre de financements externes fragmentés, retardant leur mise en oeuvre.
L'audit pointe aussi des failles de gouvernance. L'agence MARENA, censée coordonner la transition énergétique, souffre d'un manque de leadership, notamment avec un poste de CEO vacant depuis novembre 2024, et d'une coordination insuffisante entre les institutions. Enfin, dans le secteur de l'eau, les pertes restent alarmantes, avec jusqu'à 200 millions de m³ d'eau traitée perdus chaque année, reflétant des inefficacités structurelles.