Les forces armées soudanaises ont publié, samedi, un communiqué dans lequel elles expriment leur étonnement face aux accusations diffusées par la milice dite d'« Al-Dagalo » et ses soutiens, l'accusant d'avoir ciblé l'hôpital d'Al-Daein.
Les forces armées ont affirmé qu'elles constituent une institution régulière respectueuse des normes et des lois internationales, soulignant que ce type d'attaques relève plutôt des pratiques des Forces de Soutien Rapide (FSR), lesquelles se sont rendues à plusieurs reprises coupables d'incidents similaires. Le communiqué cite notamment des frappes ayant visé des hôpitaux à El-Obeid, Al-Dalang, Kadugli, Umm Rawaba, Al-Rahad et Al-Dabba, causant la mort de centaines de patients et de personnels médicaux. Il mentionne également des attaques contre des installations d'eau et d'électricité à El-Obeid, Kosti, Khartoum et Merowe.
Le communiqué ajoute que le ciblage des infrastructures de services et de santé constitue une pratique récurrente et systématique de cette milice, qu'il qualifie de terroriste, l'accusant d'avoir perpétré des massacres à El-Fasher ainsi que des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des actes de nettoyage ethnique.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Les forces armées ont, en outre, appelé les organisations de défense des droits humains, la société civile et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités morales et juridiques, en condamnant le comportement de cette milice et en la tenant pour responsable de ses violations des résolutions du Conseil de sécurité, en particulier à El-Fasher et au Darfour. Elles ont également exhorté à mettre fin aux sources d'approvisionnement en armes utilisées pour commettre ces exactions.