Un millier de personnes, selon l'AFP, ont manifesté ce samedi 21 mars contre une résolution du Parlement européen demandant la libération « immédiate » du président déchu Mohamed Bazoum, renversé en juillet 2023.
Le rassemblement s'est déroulé dans le centre-ville de Niamey, la capitale du Niger. Parmi les participants, environ un millier, il y avait une majorité de femmes, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Elles répondaient à un appel lancé par plusieurs organisations de la société civile avec le mot d'ordre de dénoncer la résolution adoptée à la quasi-unanimité la semaine dernière par le Parlement européen, dans laquelle les députés réclament la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum.
L'ancien président nigérien, renversé en juillet 2023, est depuis détenu avec son épouse dans une aile du palais présidentiel. Son mandat aurait dû théoriquement prendre fin le 2 avril prochain.
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Pour les manifestants, cette résolution est une « ingérence » étrangère. Dans une déclaration commune, lue pendant le rassemblement, des organisations de la société civile évoquent une atteinte à la souveraineté du Niger, un « réflexe paternaliste » et accusent la France d'avoir influencé la position européenne.
Les organisateurs promettent de nouvelles manifestations, à Niamey, mais aussi dans les autres pays de l'Alliance des États du Sahel au Mali et au Burkina Faso. Jeudi 19 mars, les régimes militaires de l'AES ont déjà exprimé « leur vive indignation » dans un communiqué conjoint.