Fitch Ratings a révisé la perspective de la note souveraine à long terme en monnaie étrangère du Rwanda de négative à stable et a confirmé la note à B+.
L'agence a cité la réduction de l'incertitude autour du financement externe, soutenue par un engagement continu avec les partenaires internationaux et l'apaisement des tensions régionales. Les décaissements extérieurs ont atteint environ 1 milliard de dollars au cours de l'exercice fiscal se terminant en juin 2025, ce qui a contribué à atténuer les pressions fiscales et extérieures à court terme.
Fitch a déclaré que la dette publique devrait se stabiliser à moyen terme, bien qu'elle puisse atteindre environ 79 % du PIB d'ici 2027, ce qui est supérieur à la médiane des pays de la catégorie de notation B. La structure de la dette reste un facteur d'atténuation. La structure de la dette reste un facteur atténuant, environ 89 % de la dette étant due à des prêteurs officiels à des conditions préférentielles.
L'agence s'attend également à ce que l'assainissement budgétaire se poursuive, le déficit budgétaire devant se réduire à 3,6 % du PIB en 2026, soutenu par des recettes fiscales plus importantes à la suite des réformes récentes.
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Cependant, le Rwanda devrait maintenir un déficit important de la balance courante, estimé à environ 15 % du PIB en 2026, en partie en raison des importations liées aux grands projets d'infrastructure tels que l'aéroport international de Bugesera.
Points clés à retenir
La révision des perspectives reflète un équilibre entre l'amélioration de la stabilité macroéconomique et la persistance des vulnérabilités extérieures. L'accès du Rwanda aux financements concessionnels des partenaires multilatéraux et bilatéraux reste un facteur de soutien essentiel, permettant au gouvernement de financer des projets de développement tout en gérant les coûts d'emprunt.
La part élevée de la dette concessionnelle réduit les risques de refinancement par rapport aux pays qui dépendent davantage des emprunts commerciaux. Dans le même temps, les déficits importants de la balance courante soulignent la dépendance du Rwanda à l'égard du financement extérieur pour financer les importations liées à l'investissement dans les infrastructures et à l'expansion économique.
Les fortes projections de croissance, supérieures à 7 % jusqu'en 2027, indiquent que l'économie devrait se développer à un rythme plus rapide que de nombreux pairs, soutenue par la construction, l'agriculture et le tourisme. Toutefois, le maintien de cette trajectoire dépendra de la préservation des flux de financement extérieurs, de la stabilisation des réserves de change et de la gestion des niveaux d'endettement.
Pour les investisseurs, la perspective stable indique une réduction du risque à court terme, mais ne supprime pas les préoccupations structurelles liées aux soldes extérieurs et à la dynamique de la dette. L'évolution future de la notation dépendra probablement de la capacité du Rwanda à réduire le déficit de son compte courant, à maintenir la discipline budgétaire et à soutenir la croissance sans augmentation significative des vulnérabilités extérieures.