Ile Maurice: Le Front Commun Kont Licenciements fustige des décisions «injustes»

Le Front Commun Kont Licenciements a tenu une conférence de presse ce matin, lundi 23 mars, au siège de la Government Services Employees Association (GSEA), à New Sterling Tower, Port-Louis. À l'ordre du jour : les lettres de rétrogradation adressées aux employés des collectivités locales par la Local Government Service Commission et les développements politiques récents, dans un climat social de plus en plus tendu.

Prenant la parole, Dewan Quedou, président du Mauritius Trade Union Congress et négociateur de la Fédération des syndicats des collectivités locales, a vivement dénoncé ce qu'il qualifie de «d'émotions injustes» affectant des travailleurs ayant obtenu des promotions dans un exercice antérieur. Selon lui, ces décisions remettent en cause des acquis professionnels et humains. Il évoque même des promotions qu'il considère comme «illégales», tout en pointant du doigt une interférence politique dans les processus administratifs. Il souligne également une pénurie de main-d'œuvre paradoxale, aggravée par le recours à des travailleurs étrangers.

De son côté, Dominique Marie, président de la Local Authorities Employees Union, a appelé le gouvernement à agir rapidement. Il rappelle que si environ 800 personnes ont été recrutées récemment dans les municipalités, près de 1 300 travailleurs licenciés restent sans revenus. «Il n'y a aucune différence entre les lettres d'embauche des nouveaux recrutés et celles des anciens employés», a-t-il insisté, dénonçant une injustice persistante.

Sur le plan international, Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions, a élargi le débat en évoquant les enjeux géopolitiques et économiques mondiaux. Il a fait référence à la présence militaire dans plusieurs pays, estimant que ces dynamiques influencent indirectement les politiques économiques locales.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Pour Rajshree Thylamay, présidente de la Congress of Independent Trade Unions, la situation économique reste préoccupante. Elle souligne que les travailleurs subissent encore les conséquences de la pandémie et de la hausse du coût de la vie. Elle appelle à une mobilisation collective et exhorte le gouvernement à éviter toute nouvelle vague de licenciements, plaidant pour des politiques favorisant la production et l'emploi.

Ramesh Ramnarain, vice-président du Mauritius Trade Union Congress, a quant à lui rappelé l'historique du syndicalisme à Maurice, insistant sur la nécessité de défendre les droits acquis. Il a également critiqué certaines alliances politiques jugées incompatibles avec les valeurs syndicales.

Enfin, Gheerish Gopaul, secrétaire général de la GSEA, a mis en lumière les difficultés rencontrées dans plusieurs ministères, notamment la Santé, l'Éducation et l'Environnement. Il évoque une démotivation généralisée et un manque criant de personnel dans plusieurs secteurs clés.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.