Cote d'Ivoire: Mondoukou - Le président d'honneur de l'Association des écrivains de Côte d'Ivoire, Touré Ahmed Bouah, reçoit le bureau à sa résidence

L'Association des écrivains de Côte d'Ivoire (Aeci), conduite par sa présidente, Hélène Lobé, était dans l'après-midi du dimanche 22 mars 2026 à Mondoukou, dans la commune de Grand-Bassam, afin de répondre à l'invitation de son président d'honneur récemment désigné, Touré Ahmed Bouah.

Accueillant la délégation dans sa résidence secondaire, l'entrepreneur immobilier et auteur avec quarante-neuf ouvrages publiés et deux autres en préparation, s'est dit particulièrement honoré par cette distinction. « Ils m'ont fait l'honneur de m'élever au rang de président d'honneur. Il m'appartenait donc de leur témoigner ma gratitude en les recevant, ici à Mondoukou, dans ma résidence secondaire. Je ne fais que retourner une marque de civilité : c'est pour moi un devoir, presque une mission », a-t-il déclaré.

Le président de Sophia S.A a indiqué que les écrivains l'avaient investi d'une responsabilité à laquelle il entend se consacrer pleinement. Le nouveau président d'honneur de l'Aeci a également souligné l'existence de nombreux défis au sein de l'association. « Je ne dévoilerai pas tout ce qui doit être entrepris, mais nous apporterons notre modeste contribution à l'édification et au rayonnement de l'Association des écrivains de Côte d'Ivoire », a-t-il affirmé.

Engagement de reverser toutes les recettes de ses ouvrages à l'Aeci

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Dans un geste particulièrement généreux, Touré Ahmed Bouah s'est engagé à céder l'intégralité des recettes issues de la vente de ses œuvres à l'association. « Je tiens à préciser que l'ensemble des revenus générés par mes ouvrages sera reversé sans exception à l'Aeci, afin de l'aider à se développer et à devenir l'une des organisations littéraires les plus influentes du continent », a-t-il assuré, réitérant sa pleine disponibilité.

À propos du projet Akwaba : "Je suis tourné vers l'État"

Interrogé sur l'avenir du projet Akwaba City, ville durable qu'il promeut depuis plus d'une vingtaine d'années, l'aménageur a tenu à clarifier sa position.

« En tant qu'aménageur du territoire, je n'ai pas tourné la page. C'est une expérience encore en cours. L'État ne m'a jamais officiellement opposé un refus. Il s'agit d'un projet d'aménagement inédit, engagé conjointement par l'État et moi il y a 25 ans. L'aménagement du territoire relève fondamentalement de la responsabilité de l'État. Akwaba City n'est donc pas un projet personnel, mais bien un projet d'État. Toutefois, aucune suite n'a été donnée : le plan n'a été ni validé ni rejeté. Tout ce que nous avons appris au fil des années, nous souhaitons le réaliser ou le transmettre », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que l'ensemble de son travail d'écriture s'articule autour de l'économie urbaine, de l'économie foncière et de la politique d'aménagement, piliers essentiels selon lui de tout processus de développement, rappelant qu' « aucun pays ne s'est jamais développé dans la précarité urbaine ».

Les raisons d'un hommage mérité

Prenant la parole, Hélène Lobé, présidente de l'Aeci, a rappelé les motivations qui ont conduit à l'élever au rang de président d'honneur. « Lorsqu'une personne apporte quarante-neuf œuvres à la littérature nationale et contribue de manière significative à son essor, il est naturel que nous lui rendions hommage. Cette distinction nous honore autant qu'elle l'honore », a-t-elle affirmé.

"Les Ivoiriens lisent plus que jamais"

Évoquant la question de la lecture en Côte d'Ivoire, elle a tenu à démentir certaines idées reçues. « Les Ivoiriens lisent plus que jamais. Les salons du livre, notamment celui d'Abidjan, attirent des foules impressionnantes. Les ventes y sont considérables, contrairement à ce que pensent certains. Le numérique et le livre physique ne s'opposent pas : ils se complètent. Si certains privilégient la légèreté du smartphone, d'autres dont je fais partie demeurent attachés au charme des livres imprimés. Le livre physique, présent depuis l'époque du papyrus, n'a jamais été supplanté », a-t-elle souligné.

Pour conclure, elle a rappelé que les jeunes découvrent de plus en plus leurs auteurs grâce aux programmes scolaires et aux adaptations cinématographiques ou télévisuelles. « De nombreux prix littéraires et festivals existent à travers le pays pour valoriser les écrivains. Nous lançons donc un appel aux mécènes pour soutenir le livre et encourager la lecture, et nous remercions chaleureusement M. Touré pour sa contribution majeure à notre action », a-t-elle conclu.

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