Les transporteurs à vélo, communément appelés « Bayanda », dénoncent les difficultés qu'ils rencontrent pour acheminer leurs marchandises vers Kananga (Kasai-Central). Ils pointent notamment le mauvais état des routes de desserte agricole et la multiplication des barrières illégales sur leurs itinéraires. Pourtant, ces transporteurs jouent un rôle essentiel dans l'approvisionnement de la ville en produits de première nécessité en provenance de différents territoires. Ils appellent les autorités provinciales à intervenir pour améliorer leurs conditions de circulation.
Les transporteurs à vélo assurent une grande partie du ravitaillement de Kananga en produits de première nécessité, tels que le maïs, le manioc et le charbon de bois. Certains parcourent de longues distances pour atteindre la ville.
Cependant, sur le terrain, ils se heurtent à plusieurs obstacles : routes en mauvais état et barrières illégales érigées soit par des militaires, soit par des habitants de certains villages.
François Mbuyi, en provenance de la mission Tshikula, dans le territoire de Dibaya, témoigne de la souffrance qu'ils endurent :
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« Premièrement, la route est dans un état critique. Dans presque chaque village, il y a une barrière érigée par des jeunes qui disent assainir la route. Pour passer, vous devez laisser 500 ou 1 000 francs congolais. À la rivière Lubi, il y a aussi une barrière tenue par des militaires. Nous sommes obligés de donner 2 000 ou 15 000 francs congolais à l'aller, et le même montant au retour. »
Face à cette situation, les transporteurs à vélo demandent aux autorités provinciales de réhabiliter les routes de desserte agricole et de supprimer les barrières illégales qui freinent l'acheminement des marchandises vers Kananga.