Sud-Soudan: L'ex-chef rebelle et vice-président déchu Riek Machar en détention depuis un an

Au Soudan du Sud, il y a un an, le premier vice-président du pays, Riek Machar, était arrêté et placé en résidence surveillée, faisant voler en éclat un accord de partage du pouvoir. Aujourd'hui, l'opposant est toujours détenu, son procès est en cours. Et huit ans après la fin de la guerre civile, le pays menace de sombrer à nouveau dans le chaos.

26 mars 2025 : Riek Machar est interpellé à son domicile à Juba, capitale du Soudan du Sud. Ses gardes du corps sont désarmés, un mandat d'arrêt lui est délivré. Il est accusé d'avoir orchestré trois semaines plus tôt des attaques contre l'armée nationale dans la province du Haut-Nil. Il est inculpé de trahison et de crimes contre l'humanité avec sept hauts responsables de son parti, The Sudan People's Liberation Movement-in-Opposition (SPLM-IO).

Ses partisans dénoncent un procès politique pour l'évincer. L'élection présidentielle, prévue par l'accord de paix de 2018 et repoussée à plusieurs reprises, est en effet programmée pour la fin de 2026.

Un risque de retour à la guerre civile

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Pour de nombreux observateurs, ce procès est une énième tentative du président Salva Kiir, dont la santé est défaillante, d'écarter son rival historique et de consolider son pouvoir. Un Salva Kiir qui a réussi, ces derniers mois, à écarter plusieurs figures politiques majeures de son propre camp.

En attendant la tenue d'un éventuel scrutin, de violents combats ont repris ces derniers mois entre forces gouvernementales et milices proches de l'opposition, principalement dans l'État du Jonglei. L'ONU met en garde contre un risque de retour à la guerre civile, sur fond de rivalité entre les deux hommes.

Le Soudan du Sud, qui s'est séparé du Soudan en 2011 à l'issue de deux guerres sur près de quatre décennies contre Khartoum, a connu une guerre civile sanglante entre 2013 et 2018, qui a opposé les forces de Salva Kiir et de Riek Machar. Elle avait fait plus de 400 000 morts.

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