Congo-Kinshasa: L'opposition conteste l'arrestation de militants opposés à la révision de la Constitution

En République démocratique du Congo, une dizaine de militants de l'opposition ont été interpellés mardi 24 mars à Kinshasa, alors qu'ils manifestaient contre toute éventualité de changement ou de révision de la Constitution. Les personnes arrêtées appartiennent à la coalition Lamuka, portée notamment par l'opposant Martin Fayulu. Son porte-parole, Prince Epenge, dénonce une répression qui, selon lui, n'entamera pas la mobilisation.

Dans un contexte où des figures de la majorité évoquent la perspective d'une révision qui permettrait au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, des militants de la coalition de partis d'opposition Lamuka étaient descendus dans les rues du quartier de Matete pour « sensibiliser la population en faveur du dialogue national inclusif », relate Prince Epenge, son porte-parole, au micro de RFI.

« Malgré le fait que l'hôtel de ville avait été prévenu, ils n'ont eu rien à faire », développe l'opposant, « la police a fait irruption, a arrêté, a tabassé... » Selon lui, seize militants ont été interpellés.

Selon un message posté sur le réseau social X, Martin Balela, président de la jeunesse du parti Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADDCongo) membre de Lamuka, fait partie des personnes aujourd'hui au poste.

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Lamuka dénonce les arrestations violentes et barbares de ses militantes et militants, alors qu'ils étaient mobilisés pour sensibiliser la population en faveur du dialogue national inclusif, mais aussi pour dire non au changement de constitution. La police a fait irruption, a arrêté, a tabassé... Seize militants de Lamuka sont en ce moment au cachot de la commune de Matete. Malgré le fait que Lamuka avait saisi l'hôtel de ville, ils n'en eu rien à faire. Pourquoi les deux poids deux mesures ? Nous condamnons fermement et nous exigeons la libération de nos militantes et militants. D'autres vont prendre le relais pour refuser la voie suicidaire du changement de constitution, qui risque de plonger le pays dans le chaos. Ces intimidations doivent cesser. Ces arrestations arbitraires doivent cesser.

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