Une étude menée par l'APSFD (Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés) auprès de 1 680 commerçantes des grands marchés du Togo livre un portrait nuancé de l'impact du crédit octroyé par les Systèmes financiers décentralisés (SFD).
Premier constat : le recours au crédit est une pratique largement répandue, avec 89,29% des commerçantes ayant déjà sollicité un financement. L'épargne (52,23%) et le crédit (47,45%) dominent largement les services utilisés, tandis que les produits digitaux, l'assurance et l'éducation financière restent quasi inexistants.
Les fonds empruntés servent essentiellement à acheter des marchandises (54,36%) ou à agrandir les stocks (36,24%). Très peu investissent dans du matériel (2,68%) ou développent de nouvelles activités (4,70%).
Le rapport est sans ambiguïté : « Le crédit octroyé par les SFD semble surtout renforcer l'activité commerciale existante plutôt que de permettre une diversification ou une modernisation. »
Un constat qui invite les institutions de microfinance à repenser leurs produits pour aller au-delà du simple soutien à l'activité existante et accompagner une véritable transformation économique.