Sénégal: Cheikh DIBA , ministre des Finances et du Budget sur les TRS - Pas de conditions contraignantes, taux plus favorable, risque maîtrisé

Lors d'une déclaration à la presse, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba s'est clairement expliqué sur le recours du Sénégal aux instruments de type Total Return Swap pour mobiliser des ressources avec des conditions « nettement plus favorables » que celles sur les marchés internationaux.

Le ministère sénégalais en charge des finances et du budget qui a fait face à la presse, ce 26 mars 2026, a tenu à apporter des éclaircissements pour écarter toute confusion ou manipulation autour de ce produit dérivé jugé « complexe et risqué » par certains financiers mais aussi des détracteurs du régime actuel.

Cheikh Diba a soutenu que le montant a été obtenu au taux de 7% contre une moyenne de 11% et 12% que les marchés internationaux exigent sur les titres du trésor public sénégalais à la suite de la dégradation de sa notation souveraine résultante de la découverte d'une dette « non déclarée » par le régime de Macky Sall.

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Ce taux « nettement plus favorable » a permis à l'Etat du Sénégal de faire des économies de 36 milliards de francs Cfa par rapport au cas où il ferait recours aux marchés financiers internationaux pour mobiliser ces ressources. Le montage financier a également permis une maitrise des risques mais aussi une optimisation du service de la dette.

Un autre avantage du recours au Total return swap est qu'il n'y a pas risque de change puisque l'opération a été effectuée en monnaie locale, donc en Francs Cfa. « Nos équipes ont réussi à convaincre les partenaires grâce à l'ingénierie financière dont elles ont fait preuve », s'est réjoui Cheikh Diba.

Pour l'argentier sénégalais, le fait d'utiliser ce mécanisme de financement a été aussi motivé par la volonté affichée de l'Etat du Sénégal de contribuer à l'approfondissement du marché financier régional. En ce sens, il a expliqué que le Sénégal partage ce marché avec sept (07) pays qui ont aussi des besoins de financement.

Ceux du Sénégal sont estimés à 5700 milliards de francs Cfa. Donc, en plus de trouver des ressources pour financer ses besoins, le ministre a fait savoir que le Sénégal contribue à améliorer le matelas financier du marché de l'Umoa avec l'arrivée d'investisseurs extérieurs comme et l'Africa finance corporation (Ifc) en syndication avec Société générale et la First Abu Dhabi Bank (Fab).

Le ministre a précisé qu'il n'y a « aucune condition contraignante » et « aucun passif caché » dans le cadre de cette opération. « Aucun bien de l'Etat du Sénégal n'a été donné en gage dans le cadre de la mobilisation de ces financements », insiste le ministre en charge des finances.

Il faut noter que l'ensemble du montant à être payé dans le cadre de cette opération est inscrit dans les statistiques du Marché des titres publics (Mtp) de l'Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa). A en croire le ministre, le mécanisme a été communiqué aux sénégalais à travers l'Assemblée nationale ainsi qu'aux partenaires concernés. Donc, pas d'« opacité ni de dette secrète ou cachée ».

Le Sénégal fait ainsi preuve d'une ingénierie financière pour respecter ses engagements financiers mais aussi maintenir le fonctionnement du service public et faire des investissements dans des projets structurants.

Une ingénierie « saluée », selon Cheikh Diba, par des « ministres des finances d'autres pays » qui veulent « s'inspirer du Sénégal » pour faire recours au Total return swap dans des conditions favorables comme celles obtenues par le gouvernement sénégalais.

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