Luanda — L'Angola a voté mercredi aux Nations Unies en faveur d'une résolution déclarant que l'esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains constituent le crime le plus grave contre l'humanité
Le vote angolais a été témoigné par le ministre d'État et chef de la Maison civile du président de la République, Dionísio da Fonseca, qui a participé à l'acte commémoratif de l'abolition de l'esclavage et de la traite transatlantique. Le document, portant la référence A/80/L.48 et intitulé « Déclaration de l'abolition de l'esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité », a recueilli 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions.
La résolution condamne sans équivoque l'esclavage et la traite transatlantique des esclaves africains, les qualifiant d'une des injustices les plus inhumaines et les plus persistantes de l'histoire de l'humanité. Le texte réaffirme la reconnaissance des impacts profonds et persistants de l'esclavage et du colonialisme, ainsi que la continuité de phénomènes tels que la discrimination raciale et le néocolonialisme, qui continuent d'affecter les Africains et les personnes d'ascendance africaine.
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Il met également en lumière les souffrances endurées au fil des siècles, notamment les bouleversements culturels, l'exploitation économique, les traumatismes psychologiques et l'exclusion sociale. La résolution souligne l'importance de réparer les injustices historiques afin de promouvoir la justice, les droits humains, la dignité et la réconciliation, et considère les réparations comme une mesure concrète pour y remédier. Dans ce contexte, elle encourage les États membres à soutenir les initiatives de justice réparatrice et les programmes de développement durable destinés aux populations touchées.
Le texte invite également le Secrétaire général de l'ONU à renforcer la coordination au sein du système des Nations Unies sur les questions relatives à la mémoire, à l'éducation, à la recherche et au renforcement des capacités concernant la traite des Africains réduits en esclavage et leur héritage. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à la reconnaissance historique des injustices commises contre les peuples africains et à la promotion de mesures destinées à leur réparation et à leur inclusion.