L'Optical Council Amendment Bill a été adopté sans opposition en troisième lecture à l'Assemblée nationale, mardi, après un débat sur la réforme du cadre de régulation des opticiens.
Présentant le texte en deuxième lecture, le ministre Anil Bachoo a soutenu que la loi de 2021 encadrant l'Optical Council était «illégale dès le départ». Il a expliqué que cette législation prévoyait la présence de trois opticiens du secteur public au sein du conseil, alors qu'aucun poste d'opticien à plein temps n'existe dans la fonction publique. S'appuyant sur un avis du bureau de l'Attorney General, il a affirmé que cette disposition rendait la composition du conseil juridiquement irrégulière.
Selon le ministre, cette situation aurait permis à «un petit groupe d'individus» d'exercer un contrôle excessif sur le conseil et de limiter l'accès à la profession. Il a également accusé l'instance d'avoir outrepassé son mandat en intervenant dans la régulation des commerces d'optique, notamment en recommandant l'exclusion de certains opérateurs de programmes de subvention destinés aux personnes âgées. Il a en outre évoqué des cas de professionnels étrangers empêchés d'exercer en raison de procédures d'enregistrement jugées opaques.
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Le projet de loi prévoit notamment une nouvelle composition de l'Optical Council, l'intégration des orthoptistes dans le dispositif réglementaire et la suppression de l'examen de pré-enregistrement pour les opticiens. Selon le ministre, ces amendements visent à «restaurer la légalité, la transparence et l'équité» dans l'encadrement de la profession.
Lors des débats, l'opposition a exprimé des réserves concernant la suppression de cet examen, considéré comme un mécanisme important de vérification des compétences, ainsi que sur la nouvelle composition du conseil. La majorité a défendu une réforme destinée à corriger des dysfonctionnements dénoncés depuis plusieurs années et à faciliter l'enregistrement des professionnels qualifiés.