L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté mercredi une résolution historique, portée par le Ghana, reconnaissant l'esclavage transatlantique comme le « crime le plus grave contre l'humanité » et appelant à des réparations.
Le texte a recueilli 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, incluant l'Union européenne et le Royaume-Uni.
Bien que non contraignante juridiquement, cette résolution marque une étape sans précédent. C'est le premier vote sur ce sujet à l'Assemblée générale.
Le texte appelle les États membres à s'engager dans un dialogue sur les réparations, incluant des excuses formelles, la restitution d'artefacts volés et des compensations financières.
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Entre avancée symbolique et résistance occidentale, le débat sur les réparations ne fait que commencer.
Depuis plusieurs années, le Togo plaide en faveur de ces réparations. La question a d'ailleurs été débattue lors du Congrès panafricain organisé à Lomé en décembre dernier.
'Notre combat n'est ni revanchard ni victimaire. Il repose sur une conviction simple : il n'y a pas de réconciliation durable sans vérité ni justice', expliquait Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, dans un entretien à republicoftogo.com au mois de janvier.
En février 2025, le Togo avait obtenu l'adoption par l'Union africaine d'une décision qualifiant l'esclavage, la déportation et la colonisation de crimes contre l'humanité et de génocide contre les peuples africains.