Afin d'accélérer la construction d'une agriculture moderne, compétitive et souveraine au Sénégal, le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, Dr Mabouba Diagne, a plaidé pour la mise en place de mécanismes de financement innovants. Il s'exprimait à l'occasion de la célébration des BRVM Awards 2026, selon une note de la tutelle publiée vendredi.
Aux BRVM Awards 2026, le ministre de l'Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l'Élevage, Dr Mabouba Diagne, a pris part à un panel de haut niveau consacré aux défis de la souveraineté alimentaire du Sénégal à l'horizon 2050. Ceci, dans un contexte marqué par les enjeux climatiques, la mécanisation agricole, l'innovation technologique et la structuration des marchés.
À cette occasion, face aux acteurs du marché financier régional, le ministre de l'Agriculture a invité ces derniers et les marchés régionaux, notamment la BRVM, à jouer un « rôle plus déterminant » dans la mobilisation de capitaux destinés à financer les infrastructures de stockage. Mais aussi, pour soutenir la transformation agroindustrielle et les chaînes de valeur agricoles.
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« Dr Mabouba Diagne a plaidé pour la mise en place de mécanismes de financement innovants et adaptés aux réalités des producteurs, des coopératives et des PME agricoles, reposant sur une collaboration renforcée entre États, banques, assurances et investisseurs privés, afin d'accélérer la construction d'une agriculture moderne, compétitive et souveraine au Sénégal », lit-on dans la note.
D'après la même source, dans son intervention, le ministre a aussi rappelé l'ampleur des importations alimentaires du Sénégal, estimées à plus de 1 070 milliards FCFA. Ces importations portent notamment sur le riz, le blé, le maïs, le sucre, l'huile ainsi que les fruits et légumes. Une situation qui souligne l'urgence d'accélérer la transformation structurelle du secteur agricole.
Lors de cette rencontre, le ministre sénégalais en charge de l'Agriculture a également insisté sur les fondements stratégiques de la souveraineté alimentaire, notamment la reconstruction du capital semencier national, la maîtrise durable de l'eau, ainsi que la modernisation des systèmes de production à travers la mécanisation et l'innovation.
Le ministre a par la même occasion souligné que la rentabilité du producteur constitue un facteur central de cette transformation, appelant à faire émerger une nouvelle génération d'agripreneurs capables de raisonner en termes de productivité, de rentabilité et de valeur économique.