Portée par l'essor des exportations énergétiques, l'économie sénégalaise affiche des performances solides. Le gouvernement met en avant une croissance élevée et une inflation contenue, tout en appelant à consolider les équilibres.
La trajectoire économique du Sénégal demeure, aux yeux des autorités, solidement orientée. « La dynamique reste très positive », a affirmé le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, lors d'un point de presse consacré aux récents développements macroéconomiques.
Une appréciation qui s'appuie sur des indicateurs jugés favorables, au premier rang desquels figure une croissance estimée à près de 7,8 %. En effet, l'année 2025 marque un tournant avec l'entrée du pays dans le cercle des exportateurs d'hydrocarbures. Cette évolution se traduit par une progression marquée des exportations. « Elles ont augmenté de plus de 52 % par rapport à 2024, notamment grâce à la production de pétrole et de gaz », a précisé le ministre.
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À cette dynamique s'ajoute la contribution du secteur minier, qui continue de soutenir les recettes extérieures. Dans le même temps, les importations ont été relativement maîtrisées, avec une hausse limitée. Cet écart entre exportations et importations contribue à améliorer la position extérieure du pays, dans un contexte international pourtant incertain.
Une inflation contenue Autre élément mis en avant par le gouvernement : la stabilité des prix. L'inflation, mesurée à un niveau très faible en glissement annuel, reflète, selon les autorités, l'impact des politiques publiques engagées pour contenir le coût de la vie. « Les prix des produits alimentaires et énergétiques ont enregistré des baisses », a souligné Cheikh Diba.
Cette évolution, rare dans un environnement global marqué par des tensions inflationnistes, constitue un argument central dans le discours gouvernemental. Elle est présentée comme le résultat d'une combinaison de mesures conjoncturelles et d'un encadrement accru de certains marchés. Pour autant, ces performances n'évacuent pas les interrogations. La forte dépendance aux ressources extractives expose l'économie aux fluctuations des cours internationaux, tandis que la question de la soutenabilité de la croissance à moyen terme demeure posée.
Le gouvernement insiste, de son côté, sur la nécessité de poursuivre les réformes structurelles. « Cette dynamique doit être consolidée », a reconnu le ministre, évoquant la poursuite des efforts en matière de diversification économique et de transformation productive. Dans ce contexte, les autorités entendent capitaliser sur les revenus tirés des hydrocarbures pour financer les investissements et renforcer les secteurs sociaux. Une stratégie qui vise à inscrire la croissance dans la durée, tout en réduisant les vulnérabilités.