Ile Maurice: «Dubai World Cup 2026» - Une piste aux étoiles en zone de guerre

Le paradoxe dubaïote n'aura jamais été aussi saisissant. Alors que le conflit fait rage en Iran, situé à seulement 55 km par-delà le détroit d'Ormuz, son altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis ainsi que souverain de Dubaï, tiendra bel et bien la «Dubai World Cup» en zone de guerre aujourd'hui sur l'hippodrome de Meydan.

Ce pari, jugé «audacieux» par bonnombre d'observateurs, n'est pas si surprenant que cela quand on prend en considération l'architecte de ce rendez-vous incontournable de la planète turf depuis maintenant 30 ans. L'idée de la Dubai World Cup, faut-il le rappeler, a germé dans la tête du Sheikh Mohammed quand son frère, le Sheikh Hamdan, et lui-même avaient assisté à la victoire de Royal Palace dans les 2 000 Guineas à Newmarket, au Royaume Uni, ce qui n'a fait que renforcer sa passion pour les courses de chevaux par la suite.

Avec une tirelire totalisant cette année plus de $30 millions pour huit courses au programme, la Dubai World Cup est devenue, au fil des années, l'un des événements les plus prestigieux de l'hippisme mondial. Si des coureurs japonais, américains et britanniques ont fait une croix sur ce rendez-vous - même la légende irlandaise Aidan O'Brien a déclaré forfait - la Dubai World Cup vaudra malgré tout le détour avec une pléiade de stars qui seront en action.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Calandagan et Forever Young en têtes d'affiche

En tête de liste, Forever Young, la fierté japonaise, qui est resté dans le coin après ses exploits dans la Saudi Cup le mois dernier. Le poulain de Yoshito Yahagi demeure bien évidemment le favori pour l'épreuve phare sur le sable avec une dotation de $12 millions. Il a d'ailleurs été ménagé lors de son dernier travail, une décision voulue, mais le champion se porte toujours bien.

«Il n'y a aucun souci. Il est d'ailleurs en bien meilleure forme qu'il ne l'était en Arabie saoudite. Je pense qu'il est dans une condition fantastique», a tenu à rassurer le jockey nippon Ryusei Sakai, son fidèle compagnon. Forever Young avait terminé à la troisième place lors de la précédente édition de la Dubai World Cup, remportée par l'outsider Hit Show (41-1). À noter que ce dernier sera également au départ de la grande course pour défendre sa couronne.

Calandagan (Barzalona) est considéré comme le cheval le mieux coté au monde sur le gazon actuellement.

L'excellence sera aussi au rendez-vous sur le gazon juste avant la tenue de l'épreuve phare, où Calandagan se présentera au départ de la Longines Dubai Sheema Classic, réservée aux coursiers de trois ans et plus. Le protégé de Francis-Henri Graffard débarque dans le Golfe avec le titre de cheval le mieux coté au monde. Il sera associé au jockey Mickaël Barzalona, qui n'est pas un inconnu du public mauricien.

Le Français, faut-il le rappeler, avait marqué les esprits au Champ-de-Mars dans la catégorie Young Stars en 2009, quand il avait mené Trinidad à bon port. Son dernier passage chez nous en 2017 avait été plus discret, mais Barzalona a fait du chemin depuis pour être aujourd'hui, à 34 ans, le jockey titulaire de la puissante écurie Aga Khan en France.∎ Forever Young demeure le favori logique de la «Dubai World Cup» après son triomphe dans la «Saudi Cup» le mois dernier.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.