Congo-Brazzaville: Arts de scène - La neuvième édition du Fitaas se tient à Pointe-Noire

Le lancement des activités de la 9e édition du Festival international de théâtre et autres arts de la scène (Fitaas) couplée à la Journée mondiale du théâtre a eu le 27 mars, à l'Espace culturel Yaro de Pointe-Noire, en présence de plusieurs acteurs culturels et amoureux des arts de la scène.

Chaque année à l'initiative d'Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah, dramaturge, poète, metteur en scène, président du Centre de la République du Congo de l'Institut international du théâtre, le Fitaas réunit de nombreuses troupes et compagnies qui rivalisent d'ingéniosité et de talents dans divers espaces culturels, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire. En effet, les deux villes abritent différentes expressions artistiques déployées par des professionnels mais aussi les amateurs de ce vieil art toujours actuel.

Spectacles vivants, conférences, master class ont été au programme du Fitaas qui s'est tenu sur le thème « Place de la femme dans la société » . A l'occasion, Wilfrid Lewa-Let Mandah s'est interrogé: « Le théâtre sert-il à quelque chose dans ce monde en proie aux conflits froids et ouverts ? Tout de go, notre réponse est affirmative. Car depuis des temps immémoriaux jusqu'à nos jours, le théâtre ne cesse de jouer un rôle prépondérant au coeur de nos vies. Des civilisations antiques égyptiennes, helléniques, hébraïques, orientales, en passant par le XVIIe siècle occidental jusqu' au XXe siècle africain, le théâtre a revêtu des lettres de noblesse. Par la catharsis, il extirpe de l'homme des vices pour façonner en lui un nouveau logiciel comportemental, tendant à rendre la société meilleure ».

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Invitant le public à s'approprier cette journée en allant suivre les spectacles proposés par les acteurs de théâtre, il a ajouté: « Les représentations théâtrales peuvent apporter une cure aux multiples maux qui gangrènent la société congolaise, africaine et mondiale. Ceci se produirait à une seule condition : si seulement une bonne frange de la population pouvait aller suivre ces spectacles et en tirer la quintessence. De proche en proche, une révolution pacifique se produirait. Et les armes se tairaient en Iran, au Liban, à Gaza et dans les pays du Golfe. La hache de guerre serait enterrée dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine. Le Soudan et toute l'Afrique pourraient alors connaître leur Canaan. Et pour que ce conditionnel devienne un futur saisissable et radieux pour toute l'humanité, nous faisons le plaidoyer selon lequel chaque citoyen du globe doit apporter du sien. Les pouvoirs publics quant à eux, doivent investir dans les infrastructures culturelles (Bibliothèques, médiathèques, amphithéâtres, ...».

Ainsi, à l'ouverture de la 9e édition du Fitaas qui prend fin le 29 mars, la troupe Autopsie a joué la pièce de théâtre « Femmhomme » pendant que la troupe Bantoue a emboîté avec « Femme lumière ». En entracte, le spectacle de danse contemporaine par la compagnie Possibilitis.

La journée du 28 mars prévoir le master class d'art dramatique avec les ateliers Le jeu de l'acteur par Guy Bassinga, metteur en scène ; Comment écrire une pièce de théâtre ? par Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah ; Danse contemporaine par Gatien Bintsangou, danseur professionnel ; Place de la femme dans la société : hier, aujourd'hui et demain par les panélistes Nicole Mballa, écrivaine; Destinée Nziengue; Gaspard Boukaka Massego; Pouliguen Maya; Djon's Dinana; Elvire Josianne Mokosso Leli. Le défilé de mode par Trace Fashion Mode suivi du ballet théâtre "Perçu corps en transe" par Tam-Tam de Pointe-Noire vont clôturer la deuxième journée du Fitaas.

La restitution des travaux des trois ateliers, les spectacles "La dignité n'a pas de handicap" par le collectif Lamuka et " Comme ton passeur" par la T.E Théâtre du CBE de Mvou-Mvou sont les dernières activités du Fitaas.

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