L'opinion populaire veut qu'un défenseur « bon » soit forcément agressif. Mamadou Sarr prouve qu'on peut être excellent tout en restant calme. Sa Sarrenité, oups que dis-je, sa sérénité est devenue sa plus grande force. Face au Pérou, ce samedi en amical, il l'a encore démontré.
Pour ce match amical, Pape Thiaw a préféré reconduire son duo axial de la finale remportée face au Maroc. Mamadou Sarr et Moussa Niakhaté étaient alignés côte à côte. Tout comme le défenseur de Lyon, qui a été monstrueux, celui des Blues de Chelsea a une nouvelle fois rendu une copie propre face au Pérou, avec des relances propres et des interventions défensives de haute qualité. Il a touché le ballon 105 fois, avec 89 passes réussies sur 93 tentées, a récupéré 4 ballons, remporté 3 duels et intercepté 4 ballons, le tout avec un clean sheet (2-0 pour le Sénégal). Il n'a pas été dribblé une seule fois durant ce match.
Mamadou Sarr n'a jamais été perturbé par les attaquants adverses. La question qu'il faut se poser est de savoir si, réellement, un joueur de football peut le perturber sur un terrain. Son calme et son caractère imperturbable restent sa force. Cela en devient presque un art chez lui.
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Il lit les moindres faits et gestes de ses adversaires, analyse en détail leurs déplacements et attend la meilleure occasion pour leur subtiliser le ballon. C'est du Virgil van Dijk, mais sa différence avec le défenseur néerlandais, c'est que Mamadou ne recule pas. Avec ses prestations, il sera difficile pour Pape Thiaw de le sortir du onze des Lions. Pour ne pas laisser son capitaine sur le banc de touche, il faudrait s'attendre à ce que le sélectionneur national opte pour une défense à trois composée de Mamadou Sarr, Kalidou Koulibaly et Moussa Niakhaté.
Le défenseur d'Al Hilal ne se fait absolument aucun souci quant à sa relève. À seulement 20 ans, Mamadou Sarr incarne le présent et surtout l'avenir de la défense sénégalaise.