Les aires protégées restent soumises à de fortes pressions, malgré les efforts engagés pour leur préservation. «La présence des populations riveraines, combinée à des pratiques telles que les feux de brousse, le tavy et le pâturage, ainsi qu'aux effets du changement climatique, contribue à la dégradation continue des forêts», a indiqué Hery Rakotondravony, point focal opérationnel du Fonds pour l'environnement mondial à Madagascar, la semaine dernière, lors du lancement du projet Irema au Novotel Alarobia.
Environ 100 000 hectares de forêts disparaissent chaque année, suite à ces pressions. À ce problème s'ajoutent les phénomènes d'ensablement des rivières et des lacs. Face à cette situation, le projet Irema ambitionne d'apporter des solutions durables. Soutenu financièrement par le Fonds pour l'environnement mondial et le Programme des Nations unies pour l'environnement, il contribuera à la restauration des écosystèmes dégradés.
« Ce projet clé renforcera les investissements dans la restauration des paysages forestiers, agricoles et des pâturages, tout en impliquant les communautés locales, le secteur privé et les jeunes », selon les informations communiquées.
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D'une durée de cinq ans, ce programme entend répondre aux défis environnementaux liés à l'exploitation des ressources naturelles par les populations locales, souvent à l'origine de la dégradation des milieux naturels. Il vise également à améliorer les moyens de subsistance des communautés afin de promouvoir une gestion durable des écosystèmes.
Les interventions se concentreront dans des régions stratégiques telles que Diana, Alaotra-Mangoro, Sofia, entre autres.