Sénégal: Saint-Louis - Situation de mévente du riz local dans la vallée du fleuve du pays - Les riziers et les agro-industriels expriment leur désarroi et invitent l'État à réagir au plus vite

Les riziers et agro-industriels de la Vallée du Fleuve Sénégal basés à Saint-Louis sont confrontées depuis plusieurs mois à une situation de mévente de leurs productions de riz. Face à la presse samedi dernier, ils ont exprimé leur inquiétude et désarroi et estimé à près de 50 000 tonnes la quantité de riz en souffrance dans leurs magasins. Ils invitent l'État à réagir vite pour l'écoulement de leurs stocks de riz sur le marché.

« Actuellement, nous avons à peu près 14 000 tonnes de riz blanc disponibles et plus de 40 mille tonnes de paddy », martèlent ces riziers et agroindustriels très inquiets et déboussolés. Leur sommeil est depuis mois hanté par la situation de mévente du riz local qui les affecte lourdement disent-ils. Aujourd'hui, ce sont près de 50 000 tonnes de riz qui sont en souffrance au niveau des magasins de stockage, se désole Alioune Diagne, président de l'Association nationale des riziers du Sénégal.

« Le problème, c'est que depuis le mois d'août, nous sommes confrontés à une situation de mévente du riz local. La production de contre saison, et puis après, il y a la production d'hivernage qui s'y est ajoutée, et nos stocks sont restés invendus jusqu'à aujourd'hui. Les stocks, c'est-à-dire après la récolte de la contre saison sèche chaude, nous avions déclaré qu'après avoir emblavé 46 000 hectares, nous avions estimé pouvoir mettre sur le marché à peu près 180 000 tonnes de riz blanc.

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Après, il y a eu la saison hivernale qui s'y est ajoutée avec 80 000 tonnes de plus et jusqu'à présent, ces stocks sont là », a-t-il rappelé tout en précisant qu'une partie qui a été enlevée après la signature d'une convention avec les importateurs, le 12 novembre 2025. Ces derniers ont enlevé à peu près une quantité de 6 050 tonnes, mais après c'est resté entre leurs bras. Ils sont revenus, selon lui, pour dire au Ministre qu'ils ne pouvaient pas vendre parce que le prix du riz importé était beaucoup plus bas. M. Diagne et la présidente du collège des transformatrices et transformateurs du riz en l'occurrence Mme Aïssatou Guèye, regrettent tous les deux le fait que les autorités étatiques n'aient pas tenu parole par rapport aux engagements pris à leur égard.

« Notre problème, c'est qu'avec l'État, il se passe beaucoup de choses entre la prise de décision et la réalisation. Entre temps, les gens souffrent », martèlent-ils. Ce qui, selon les porte-parole du jour, impactera forcément sur le déroulement des prochaines campagnes agricoles. Face à cette situation, ces riziers et agroindustriels de Saint-Louis lancent un appel aux autorités, en l'occurrence le président de la République et le Premier ministre, pour qu'ils prennent en charge ce dossier personnellement et le mènent à bout dans les plus brefs délais parce qu'étant en situation d'urgence.

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