Face à une menace de perturbations de trois jours dans le secteur des transports, le ministre Yankhoba Diémé a pris les devants. Depuis Ziguinchor, il assure que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin de permettre à chaque citoyen de circuler librement durant la période du 4 avril.
La menace planait depuis plusieurs jours sur le secteur des transports sénégalais. Une grève de trois jours, annoncée par plusieurs syndicats, risquait de perturber fortement les déplacements à l'approche des festivités du 4 avril. C'est en marge du congrès de la famille Djiba, en Casamance, que le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a tenu à rassurer publiquement les usagers.
Le ministre a d'abord annoncé avoir réuni l'ensemble des organisations syndicales du secteur. Résultat : les plus représentatives d'entre elles ont décidé de suspendre leur préavis de grève. Une avancée significative qui réduit considérablement le risque de paralysie, même si la menace n'est pas encore totalement écartée.
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« J'ai réuni l'ensemble des syndicats, dont les plus influents ont levé le mot d'ordre de grève. Je tiens à rassurer les citoyens et les usagers : j'ai pris une circulaire, adressée à tous les gouverneurs du Sénégal, afin que des mesures fortes soient mises en oeuvre pour garantir une sécurité optimale à tous les transporteurs souhaitant exercer leur activité », a-t-il déclaré.
L'État invoque ses prérogatives régaliennes
Au-delà de la concertation avec les syndicats, Yankhoba Diémé a engagé la responsabilité de l'État. Une circulaire a été transmise à tous les gouverneurs de région, leur demandant de prendre des « mesures fortes » pour protéger les transporteurs désireux de continuer à travailler malgré l'appel à la grève.
Le ministre a également rappelé un principe essentiel : le droit de grève et la liberté de travail sont deux droits garantis qui doivent coexister. En d'autres termes, ceux qui choisissent de ne pas faire grève doivent pouvoir exercer leur activité en toute sécurité, sans pression ni intimidation.
« Tous ceux qui veulent travailler pourront le faire en toute sécurité. Les mesures relevant de la puissance régalienne de l'État sont prises pour permettre à chaque Sénégalais de se déplacer convenablement et de célébrer sereinement la fête du 4 avril », a-t-il précisé.
Ainsi, le message se veut rassurant à quelques jours d'une période de forte mobilité. Reste à savoir si les syndicats n'ayant pas encore levé leur mot d'ordre décideront finalement de passer à l'action ou de privilégier la voie des négociations.