En Tunisie, la puissante centrale syndicale l'UGTT a tenu son congrès électif dans la ville de Monastir, durant trois jours avec plus de 600 participants. Si l'élection du nouveau bureau exécutif et de son leader a duré jusqu'à tard dans la nuit, le mot d'ordre est unanime, ce congrès doit permettre le renouvellement de la centrale et également son retour sur la scène politique. Très affaiblie en interne et face à des difficultés financières, l'UGTT subit aussi depuis des mois la rupture du dialogue social du côté du gouvernement.
À l'hôtel El Mouradi à Monastir, au centre-est de la Tunisie, les échanges des syndicalistes se mêlent aux allées et venues des touristes venus passer leurs vacances dans cette ville balnéaire. Après les nombreuses tensions qui ont précédé la tenue du congrès, Hedia Arfaoui, secrétaire générale adjointe chargé des relations arabes et internationales à l'UGTT espère que ce congrès marque un renouveau de la centrale : « J'espère que ce sera une occasion pour regrouper les adhérents de l'UGTT et de travailler ensemble pour avoir une stratégie pour le futur. Vous savez qu'on a des problèmes, malheureusement, qui sont l'attaque contre l'UGTT et tout ce qui est libertés syndicales. Donc, on espère qu'on arrive à lutter ensemble. »
Elle fait référence aux campagnes de diffamation et aux manifestations hostiles devant le siège de la centrale à l'été 2025. L'enjeu du nouveau bureau exécutif de l'UGTT sera de déterminer son poids sur la scène politique.
« Mettre de l'ordre »
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Un problème à régler en urgence selon Mahjoub Aouachi syndicaliste de Ben Arous en banlieue de Tunis : « Nous devons mettre de l'ordre dans notre maison et quand ça sera fait, l'UGTT regagnera sa force et surtout pourra être aux côtés du pays pour faire face aux difficultés socio-économiques. »
Et pour mettre un terme aux problèmes de leadership, le congrès a voté la réduction de trois à deux mandats pour les membres du bureau exécutif qui sont élus pour cinq ans.