Depuis l'ouverture de la session parlementaire, des voix s'élèvent contre les manœuvres en cours. Un opposant dénonce la prorogation des mandats des députés et la menace d'une prolongation identique pour les conseillers municipaux.
Hiram S. Iyodi monte au créneau
Hiram S. Iyodi, s'exprime depuis son compte "Ville Lumière". Le message, publié, alerte sur la fragilisation de la souveraineté du peuple camerounais. Il dénonce avec fermeté la prorogation des mandats des députés en cours. Il craint que la même mesure ne s'applique prochainement aux conseillers municipaux. L'opposant relève également l'illégalité de toute fonction de vice-président qui serait nommé et non élu par le peuple. Le post appelle les Camerounais à ne pas rester spectateurs. L'auteur affirme que l'avenir de la République se joue en ce moment même à l'Assemblée nationale.
Une colère politique grandissante
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La prorogation illimitée des mandats parlementaires constitue le premier grief au cœur de cette dénonciation. Le gouvernement a déposé un projet de loi modifiant le Code électoral, supprimant toute limite aux prolongations un mécanisme qui rappelle la révision constitutionnelle de 2008 sur le mandat présidentiel. À cette inquiétude s'ajoute la crainte d'un verrouillage total des scrutins locaux. Après les députés, les conseillers municipaux pourraient voir leur mandat prolongé sans fin, privant les Camerounais de tout moyen de renouveler leurs élus de proximité.
La contestation atteint un autre niveau avec la rumeur d'une vice-présidence non élue. Une telle fonction, créée sans consultation populaire, constituerait une violation de l'esprit démocratique. L'opposition y voit une manœuvre délibérée pour contourner les règles de succession.
Une opposition qui se structure
L'opposition, jusque-là dispersée, trouve un terrain d'union. La défense des mandats électifs devient un combat commun. Le gouvernement devra gérer la pression populaire. Les associations de la société civile pourraient organiser des marches. Le risque de paralysie institutionnelle augmente si les députés prorogés siègent sans légitimité. Hiram S. Iyodi fixe un horizon clair : les prochaines élections doivent être le moment du changement. L'opposition se prépare à capitaliser sur le mécontentement lié aux prorogations abusives.
La question du vice-président nommé est également stratégique. Si le régime imposait une telle fonction sans élection, cela modifierait profondément l'équilibre des pouvoirs. La succession de Paul Biya, déjà incertaine, deviendrait totalement opaque.
2026, l'année de toutes les promesses ?
Hiram S. Iyodi résume l'état d'esprit d'une partie de l'opposition camerounaise. La prorogation des mandats des députés et la menace sur les municipales nourrissent une colère prête à exploser. La question qui reste en suspens est simple : le régime parviendra-t-il à verrouiller tous les scrutins jusqu'en 2026, ou bien les urnes deviendront-elles enfin le véritable arbitre du destin camerounais ?