De la pacification totale du département du Pool à la réhabilitation des routes et pistes agricoles en passant par le déplacement du poste de péage de Nganga-Lingolo et à l'électrification, la liste des attentes des habitants de différents axes de ce département est longue.
Après avoir pris une part active à la réélection du président sortant, Denis Sassou N'Guesso, à l'élection présidentielle des 12 et 15 mars derniers, des habitants et ressortissants du département du Pool ont exprimé, le 28 mars à Brazzaville, au cours d'une rencontre citoyenne organisée par le président du Club perspectives et réalités (CPR), Aimé Hydevert Mouagni, leurs attentes au nouveau mandat présidentiel. Au cours de cette rencontre organisée à son domicile, le député de la première circonscription électorale de Moungali a partagé avec les participants les ambitions du président de la République fraichement réélu. Selon Mouanga Massamba Saouré, le président du CPR leur a mis dans le bateau de la démocratie, de l'unité nationale et surtout de l'espérance.
« La population du Pool ne veut plus encore de dissension, nous devons être derrière le président Denis Sassou N'Guesso. Nous devons l'écouter, nous devons être toujours aux aguets de ses paroles pour que nous vivions. Le Pool souffre d'un mal, c'est cette pierre ou cette épine dans les chaussures. Je pense que nous devons mener un travail diplomatique à travers les accords pour que le pasteur Ntoumi puisse venir vivre parmi nous à Brazzaville ou à l'endroit où il sera visible. Il ne doit pas être caché en forêt et entretenir des réseaux mafieux qui ne profitent pas à notre peuple. Sa présence là-bas fait peur aux gens qui ne vont pas aux plantations de bon coeur, parce qu'effectivement, il est là avec des armes. Ce que nous ne voulons pas. Nous voulons pacifier le pays », a indiqué cet ancien journaliste.
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Ressortissant de Kibouendé à Brazzaville, Yves Toundé Koutsimouka pense-lui au développement du département du Pool. « Ce que je peux dire, le gouvernement doit nous enlever le péage de la Nganga-Lingolo pour le ramener à Koubola. Il devrait également nous réhabiliter le tronçon routier Kinkala-Mindouli. Les pouvoirs publics devraient aussi fermer toutes les écoles privées qui ne répondent pas aux normes à Brazzaville, parce que certains fonctionnaires ont abandonné le secteur public au profit du secteur privé alors qu'ils sont payés par l'Etat à la fin de chaque mois », a-t-il suggéré au terme de cet échange. Il a précisé que les partis politiques sont comme des clubs de football où chacun est libre d'y adhérer.
Un mandat de l'espoir
Résumant cet échange, Aimé Hydevert Mouagny qui a battu campagne dans cette partie du pays en faveur de candidat-président réélu, a salué des « braves militants » qui viennent par leur présence témoigner d'un militantisme engagé. « Ils ont quitté leurs localités pour venir répondre à l'appel lancé par le président du Club perspectives et réalités à l'issue des échéances électorales. Comme il est de coutume dans notre parti, nous avons pensé rabâcher la paix tant souhaitée par le président de la République. Nous n'avons pas voulu que le tout s'arrête le jour de la proclamation des résultats, le président ne peut pas parler à vau l'eau. Il a parlé de paix, martelé sur la paix partout où il est passé et il nous a fait déjà montre de ce qu'il est encore capable de créer les conditions de paix en éradiquant déjà ce phénomène "Kuluna" dans le pays. Au sein de notre parti, nous voulons rendre la paix effective », a justifié le président du CPR.
Selon lui, cette rencontre avait pour objectif de rassembler cet échantillon de la population pour faire passer un message non seulement sur la conscientisation, mais aussi sur la détermination du CPR à soutenir l'action du président de la République afin que son nouveau mandat soit une réussite. « Nous l'avons baptisé mandat de l'espoir parce que vous êtes sans ignorer qu'il y a des frustrations dues aux innombrables attentes du peuple. Mandat de l'espoir parce que c'est en ces termes-là que nous sommes allés les mobiliser, il nous fallait avoir un discours cohérent pour obtenir leur approbation à notre démarche et c'est ce qui a été fait. En contrepartie de cela, le président devrait donner satisfaction au peuple », a poursuivi Aimé Hydevert Mouagni.
Sans faire de promesses, le président du CPR estime que les pouvoirs publics pourraient se servir de ce pont qu'il vient de créer pour être en contact permanent avec la population de cette partie du pays, souvent en proie à des conflits armés. « Nous avons ici le ciment sur lequel nous pourrons bâtir le piédestal que le président pourra demain venir s'appuyer. Pour cela, nous devons capitaliser, sinon exploiter ce bon ciment par la diversité que nous avons ici car cela constitue une richesse que l'on peut ajouter au plébiscite de la République. Je dis clairement, à travers ce rassemblement, nous voulons fixer le temps pour le Congo uni de demain. Nous ne faisons que la mobilisation par l'acte militant. Nous essayons de conscientiser, mais c'est aux gouvernants d'en prendre la mesure et de commencer le traitement de ceux qui semblent nuire à la paix et à l'existence de cette population dans leurs localités respectives », a-t-il conclu, ouvrant les portes du CPR aux habitants du Pool.