Yolande Elebe, ministre de la cultureLa résolution des Nations Unies qualifiant la traite transatlantique et l'esclavage "racialisé" des africains de plus grave crime contre l'humanité a été saluée par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) à travers son ministère de la culture, selon un communiqué parvenu à la rédaction de La Prospérité.
« Le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine salue l'adoption, dans le cadre de la 80ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution intitulée "Déclaration portant qualification de la traite des Africains réduits en esclavage et de l'esclavage racialisé des Africains de plus grave crime contre l'humanité". Cette résolution reconnait ainsi la traite transatlantique et l'esclavage comme les crimes les plus graves contre l'humanité, marqués par leur ampleur, leur caractère systémique et leurs conséquences durables », a-t-on lu. « Cette résolution souligne que ces injustices continuent d'alimenter des inégalités structurelles et appelle à une dynamique internationale de mémoire, de justice et de réparation », a ajouté le document ministériel, soutenant son article 9 qui appelle à la restitution des biens culturels aux pays d'origine.
Cet appel constitue également un axe inscrit dans les actions et perspectives du Ministère congolais pour 2025-2026. « Le Ministère de la culture, arts et patrimoine réaffirme son engagement en faveur des personnes d'ascendance africaine, ainsi que pour la mémoire, la reconnaissance historique, la justice réparatrice et le rapatriement du patrimoine culturel », a indiqué la source.
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Il convient de rappeler que le 24 janvier 2025, renseigne-t-on, le Ministère a signé un protocole d'accord pour la création d'un mémorial national en hommage à Ota Benga, qui aspirait à retrouver la terre de ses ancêtres. Originaire de la RDC, il fut capturé puis exhibé en 1906 dans le zoo du Bronx à New York, l'un des exemples les plus marquants de la déshumanisation subie par les Africains.« La mémoire de Ota Benga s'inscrit aujourd'hui, aux États-Unis comme en République Démocratique du Congo, dans une dynamique de reconnaissance, de réparation et de réhabilitation de la dignité », a révélé le communiqué.