Afrique: La guerre en Iran provoque une flambée des prix de l'essence en Afrique et les gouvernements s'efforcent d'y répondre

Baril de pétrole

Selon un rapport de Bloomberg, la guerre contre l'Iran fait grimper les prix des carburants dans toute l'Afrique, obligeant les gouvernements à prendre des mesures d'urgence face au resserrement de l'offre et à l'augmentation des coûts.

Plusieurs pays ont pris des mesures pour en atténuer l'impact. La Namibie réduit les taxes sur les carburants, tandis que le Kenya prévoit d'utiliser les taxes sur les produits pétroliers pour plafonner les prix. En Égypte, les autorités ont imposé un couvre-feu à 21 heures à certaines entreprises afin de réduire la demande d'énergie, tout en assurant un approvisionnement supplémentaire en provenance de Libye.

Des pénuries sont déjà visibles dans certaines parties du continent. En Éthiopie, les automobilistes ont fait la queue pendant des jours dans les stations-service, ce qui a incité certaines entreprises à adopter le travail à distance. En Somalie, les prix du carburant ont plus que doublé.

Même les grands producteurs ne sont pas épargnés. Le Nigeria a maintenu l'offre grâce à sa capacité de raffinage nationale, y compris la production de la raffinerie Dangote, mais les prix à la pompe ont continué d'augmenter.

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En Afrique du Sud, les prix du diesel pourraient augmenter de plus de 50 % et ceux de l'essence d'environ 30 %, ce qui constituerait la plus forte hausse depuis 2008. Le gouvernement envisage des mesures pour limiter l'impact, notamment des ajustements fiscaux potentiels.

Points clés à retenir

Le choc pétrolier met en évidence la dépendance structurelle de l'Afrique à l'égard des importations de produits pétroliers raffinés et les outils politiques limités dont elle dispose pour gérer les chocs énergétiques externes. De nombreuses économies africaines dépendent des marchés mondiaux des carburants, ce qui les rend très exposées aux perturbations géopolitiques.

Lorsque les prix du pétrole augmentent, l'impact se répercute rapidement sur les coûts de transport, les prix des denrées alimentaires et l'inflation globale. Les gouvernements réagissent souvent en réduisant les taxes sur les carburants ou en introduisant des subventions, mais ces mesures réduisent les recettes fiscales et peuvent creuser les déficits budgétaires.

Dans les pays où l'assiette fiscale est limitée et où le niveau d'endettement est élevé, il est difficile de maintenir de tels compromis. Les ruptures d'approvisionnement révèlent également les faiblesses des capacités locales de stockage, de logistique et de raffinage. Si certains pays, comme le Nigeria, améliorent leur raffinage intérieur, la plupart d'entre eux dépendent encore des importations.

Le choc a également des effets secondaires sur l'agriculture et l'industrie, où la hausse des coûts du carburant augmente les dépenses de production et peut réduire la production. Au fil du temps, des chocs externes répétés renforcent les arguments en faveur de l'investissement dans le raffinage local, les énergies renouvelables et la diversification énergétique. Toutefois, ces transitions nécessitent des capitaux importants et du temps, ce qui rend de nombreux pays vulnérables à court terme.

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