L'île Maurice suit de près une décision de justice qui annule l'avis d'expulsion de quatre Chagossiens des îles Chagos - dont une partie de l'archipel doit bientôt être rétrocédé aux Mauriciens - qui étaient entrés illégalement sur le territoire. Mardi 31 mars, la Cour suprême des British Indian Ocean Territory (BIOT) a annulé cet avis d'expulsion.
Pour le Premier ministre autoproclamé des Chagos, Misley Mandarin, la satisfaction est totale : « Aujourd'hui, la justice commence à rattraper l'histoire. Ce jugement restaure notre dignité », a-t-il réagi.
Pour rappel, le Royaume-Uni doit bientôt rétrocéder une partie de l'archipel des Chagos à l'île Maurice. Mais, en février, quatre Chagossiens - pro britanniques - se sont installés sur l'île du Coin. Ils souhaitaient y établir un camp permanent.
Londres avait alors émis un ordre d'expulsion. Mais l'instance britannique qui gère l'archipel des Chagos, les BIOT (pour British Indian Ocean Territory), a annulé, mardi 31 mars, cet avis pour des raisons constitutionnelles et administratives. La Cour suprême des BIOT a en effet jugé illégale une règle refusant le droit de résidence permanente à ces Chagossiens. La cour exige aujourd'hui que leur demande de permis soit réexaminée.
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Pour le gouvernement mauricien - qui ne voit pas d'un bon oeil la présence de ces quatre Chagossiens pro-britanniques sur l'archipel, « rien ne change, ils sont entrés illégalement et y sont toujours illégalement, c'est au Royaume-Uni de gérer cette situation. »
Le traité de rétrocession des Chagos entre le Royaume-Uni et Maurice n'est en effet pas encore en vigueur.