À l'occasion de la Journée internationale du zéro déchet, célébrée le 30 mars, l'ambassade de Türkiye en Côte d'Ivoire a marqué les esprits le mardi 31 mars 2026 à l'Agora d'Abobo, à travers une cérémonie de sensibilisation axée sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. En première ligne, l'ambassadrice de la République de Türkiye, Deniz Erdoğan Barim, a livré un plaidoyer fort en faveur d'un changement urgent des comportements.
Face à l'ampleur du phénomène, la diplomate a dressé un constat sans équivoque : « Alors que des millions de personnes souffrent de la faim, réduire le gaspillage alimentaire devient un impératif ». Pour elle, l'enjeu dépasse la simple question environnementale : il est à la fois économique, social et moral.
Insistant sur les liens étroits entre gaspillage et dérèglement climatique, Deniz Erdoğan Barim a rappelé que les pertes alimentaires représentent entre 8 et 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment à travers le méthane.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
« Les approches "zéro déchet" doivent être considérées comme une composante à part entière de l'action climatique », a-t-elle affirmé, annonçant que cette priorité sera au coeur de la présidence turque de la Cop31. Portée depuis 2017 par la Türkiye, sous l'impulsion de la Première dame Emine Erdoğan, cette vision s'est imposée sur la scène internationale, jusqu'à l'instauration, en 2022, de la Journée internationale du zéro déchet par les Nations unies.
Une avancée majeure que l'ambassadrice a rappelée pour souligner l'engagement constant de son pays. À Abobo, son message s'est voulu mobilisateur : la lutte contre les déchets nécessite une action concertée. États, entreprises et citoyens sont appelés à jouer leur partition.
« On ne peut réussir sans une prise de conscience collective », a-t-elle insisté, invitant notamment les populations à adopter des habitudes de consommation plus responsables. La cérémonie, rehaussée par la présence d'autorités locales, de représentants ministériels, d'Ong et d'acteurs communautaires, a ainsi servi de cadre pour amplifier ce message.
Pour la Türkiye, il s'agit non seulement de sensibiliser, mais aussi d'accompagner ses partenaires vers des sociétés plus durables. À travers cette initiative, Deniz Erdoğan Barim a rappelé une évidence : la transition vers le "zéro déchet" commence par des gestes simples, mais surtout par une volonté partagée de changer durablement nos modes de vie.