Cameroun: Le FMI salue une économie d'une «remarquable résilience» mais pointe des défis pour 2026

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Banque mondiale

Election présidentielle, forte volatilité des matières premières, resserrement des conditions financières : les défis n'ont pas manqué en 2025, mais l'économie camerounaise a fait preuve d'une « remarquable résilience », pointent les dernières consultations du Fonds monétaire international (FMI) rendues publiques. Cependant de nombreux défis attendent les autorités en 2026 du fait de la situation dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) mais également face aux chocs liés à la fermeture du détroit d'Ormouz.

« Des perturbations liées aux élections », avec notamment la présidentielle du 12 octobre dernier, ont affecté l'économie du Cameroun en octobre et en novembre 2025, pointe le Fonds monétaire international (FMI). Commerces, services et investissement ont été touchés, poursuit l'institution.

Le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) faisait les comptes en janvier. Selon le Gecam, il s'agit de plus de 200 milliards de francs CFA de pertes directes (environ 304 millions d'euros), un manque à gagner fiscal de 43 milliards de francs CFA (soit près de 65 millions d'euros).

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Le FMI souligne également un « dérapage des dépenses courantes », sans en préciser directement les raisons : +11%, selon le projet de loi de finances 2025. Plusieurs sujets sont concernés : l'organisation des élections, mais aussi les dépenses engagées par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) pour le compte de l'État dédiées à la sécurité notamment. Conséquence : un léger ralentissement de la croissance.

Des perspectives « prudemment favorables »

Les perspectives du FMI sont « prudemment favorables ». Car si la croissance devrait se redresser, les caisses de l'État sont en partie tributaires de la forte volatilité des prix des matières premières, notamment du cacao, et de la baisse des exportations pétrolières. S'ajoute à cela des problématiques de réserves en devises internationales au niveau de la zone de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).

L'accès aux financements se complique par ailleurs, les taux d'intérêts augmentant. En cause, le conflit au Moyen-Orient.

Le FMI, qui travaille avec les autorités à un nouveau programme, appelle donc à une consolidation budgétaire, afin d'« atténuer les risques pesant sur la viabilité de la dette ». Pour cela, l'institution appelle à mobiliser davantage de recettes, à mieux contrôler les dépenses, ou encore à finaliser les réformes relatives aux subventions des carburants.

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