Sénégal: Les assises nationales de l'état-civil prévues en août prochain (DG ANEC)

Kaolack — Les assises nationales de l'état-civil vont se tenir au mois d'août 2026, à Thiomby, dans la région de Kaolack (centre), a annoncé mercredi, le directeur général de l'Agence nationale de l'état civil (ANEC), Matar Ndao.

"On a déjà défini les termes de référence et la note conceptuelle qu'on a mise dans les circuits de validation pour les autorités. Notre objectif, c'est d'organiser les assises nationales de l'état-civil au mois d'août", a-t-il notamment dit.

Il intervenait en marge d'un forum sur l'importance de l'état-civil et d'une session de formation des volontaires de l'état-civil de l'arrondissement de Ngothie, à Gandiaye, dans le cadre des activités de la première édition de son programme dénommé "Etat-civil chez moi".

"Notre démarche, par rapport à ces assises que nous voulons interactives, c'est de parcourir tout le pays pour faire des consultations avec tous les acteurs de l'écosystème, l'éducation, la justice, la santé, les statistiques pour les données vitales, mais aussi les mairies", a-t-il précisé.

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Cette édition du programme "Etat-civil chez moi", lancée samedi dernier dans la commune de Sibassor, se tient du 28 mars au 4 avril 2026. Elle vise à rapprocher les services de l'administration des citoyens, en facilitant l'enregistrement des naissances, mariages et décès, ainsi que l'obtention de documents administratifs sans déplacement.

Le DG de l'ANEC mise sur la digitalisation des centres d'état-civil pour résoudre "définitivement" tous les problèmes à l'accès aux actes d'état-civil au Sénégal. Il s'agit, d'après Matar Ndao, de corriger le logiciel de gestion des faits d'état-civil et de déployer, ensuite, la plateforme "Sama état-civil" qui permet à un Sénégalais de pouvoir faire sa demande en ligne.

L'ANEC a profité de l'occasion pour offrir aux cinq communes de cet arrondissement notamment Gandiaye, Thiomby, Dya, Sibassor et Ndiébel, la connexion Internet par satellite.

"Nous sommes à la première édition, mais l'objectif c'est de s'étendre dans les autres localités de l'intérieur du pays pour qu'enfin, nous puissions régler les problèmes liés à l'état-civil", a assuré Matar Ndao.

Plaidant pour faire des imams des auxiliaires de l'état-civil, au même titre que les chefs de village et autres délégués de quartier, il a expliqué que dans le code de la famille, il est mentionné les officiers et auxiliaires d'état-civil.

"Mais, nous avons constaté que les imams sont dans tous les faits liés à l'état-civil tels que les naissances, les mariages et les décès. Donc, de fait, ils sont des auxiliaires d'état-civil", a-t-il fait remarquer.

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