Cameroun: Le président de l'Assemblée nationale consacre l'« union sacrée » derrière Paul Biya

L'occasion est historique. Le premier congrès du Parlement, convoqué par Paul Biya, président de la République, rassemble les chambres haute et basse du Parlement camerounais : le Sénat et l'Assemblée nationale, majoritairement acquis au Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), réaffirment leur soutien à Paul Biya à travers le discours du président de l'Assemblée nationale.

Ils sont tous présents dans le tout nouveau Palais Paul Biya, sur convocation de ce dernier en congrès du Parlement, afin de se prononcer sur la modification de la Constitution à travers un projet de loi qui leur est soumis par le pouvoir exécutif. Les regards sont rivés vers le tout nouveau président de l'Assemblée nationale. Le discours du Très Honorable Datouo Théodore sonne comme un engagement : « Paul Biya, principal artisan du cadre démocratique et du foisonnement des libertés dont jouissent de plus en plus les Camerounais en ce moment. »

Tout en rappelant le contexte dans lequel intervient ce projet de modification de certaines dispositions de la Constitution un contexte marqué par l'élection présidentielle du 12 octobre 2025, au cours de laquelle le champion du RDPC a réalisé son score le plus bas (53 %) depuis l'ouverture démocratique de 1992 il souligne que les attentes sont nombreuses au sein de l'opinion nationale, notamment du côté d'une partie de l'opposition politique qui revendique la victoire du candidat Issa Tchiroma Bakary.

La convocation du Congrès du Parlement apparaît ainsi comme une réponse à cette crispation politique née de la contestation des résultats de la dernière élection présidentielle. Un rappel des troupes qui, tout en s'appuyant sur le discours d'ouverture de mandat de Paul Biya et sur sa mission d'oeuvrer « à l'avènement d'un Cameroun uni, stable et prospère », marque la volonté de recourir à la loi comme instrument de régulation des tensions sociales qui menacent la stabilité depuis octobre 2025.

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Dans son discours, le président de l'Assemblée nationale évoque « l'amélioration des institutions de la République, qu'il faut adapter aux exigences de l'heure ». Dès lors, le Parlement est-il le rempart d'un régime en perte de vitesse ? Le Congrès du Parlement constitue-t-il une bouée de sauvetage politique et institutionnelle ? Devant le Sénat et l'Assemblée nationale réunis, Théodore Datouo appelle à l'« union sacrée » pour accomplir la mission confiée à Paul Biya.

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