Ile Maurice: «On se prépare à une crise de type Covid-19», prévient le ministre Assirvaden

Face aux tensions croissantes au Moyen-Orient et à leurs répercussions économiques mondiales, le gouvernement a enclenché une réponse coordonnée avec la constitution d'un comité de crise chargé d'évaluer les impacts potentiels de ce conflit sur l'économie et le tissu social du pays.

Il s'est réuni hier, mercredi 1eᣴ avril, présidé par le ministre de l'Énergie, Patrick Assirvaden, en l'absence du Premier ministre, Navin Ramgoolam. Le comité est constitué de 11 membres du gouvernement, incluant les titulaires des portefeuilles clés tels que l'Environnement, l'Agro-industrie, la Sécurité sociale, le Travail, le Transport terrestre, le Commerce, l'Enseignement supérieur, l'Industrie, l'Éducation et la Fonction publique. L'objectif: assurer un suivi rigoureux et coordonné de l'évolution de la situation internationale et anticiper ses effets sur l'île.

Contacté à l'issue de cette réunion, le ministre Assirvaden n'a pas caché son inquiétude. «Se enn kriz ki kapav kouma Covid-19. Bien dir seki pe vini divan», a-t-il déclaré, évoquant la possibilité d'un choc économique d'une ampleur comparable à celle de la pandémie de Covid-19. Il a précisé que les discussions se sont tenues en présence du Financial Secretary et ont permis d'examiner plusieurs propositions émanant de différents ministères.

Selon lui, ce comité vise avant tout à analyser les impacts directs et indirects du conflit, notamment sur les prix de l'énergie, les importations et le coût de la vie. Les recommandations issues de ses travaux seront structurées et soumises au Conseil des ministres dès vendredi.

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Aucune mesure concrète n'a été annoncée, mais certaines pistes sont à l'étude. Parmi elles, le recours accru au télétravail (work from home) afin de limiter les déplacements et réduire la consommation énergétique. Des mesures visant à diminuer le nombre de véhicules sur les routes sont également envisagées.

Sur le plan énergétique, les premiers effets se font déjà sentir. Une cargaison d'huile lourde, arrivée hier matin, a coûté près de Rs 500 millions supplémentaires, illustrant la pression croissante sur les finances publiques.

Pour le ministre Assirvaden, «l'heure est grave». Le gouvernement entend ainsi anticiper au maximum les conséquences de cette crise internationale, dans un contexte où l'incertitude demeure élevée et les marges de manoeuvre économiques limitées.

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