Burkina Faso: Concours directs paramilitaires session 2026 - Des innovations pour faciliter l'inscription sur la plateforme e-concours

Le ministère des Serviteurs du Peuple, en collaboration avec l'Office national d'identification a animé une conférence de presse sur les innovations de la plateforme e-concours, jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

Le ministère des Serviteurs du Peuple a introduit de nouvelles innovations sur la plateforme e-concours en vue de sécuriser et de fluidifier les inscriptions aux concours directs paramilitaires. Ces innovations ont été présentées au cours d'une conférence de presse tenue, le jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

Le Secrétaire général (SG) du ministère des Serviteurs du Peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a situé le contexte de cette initiative. « Cette phase succède à celle des concours professionnels qui a enregistré 41 788 candidatures », a-t-il rappelé. Il a ensuite mis en lumière l'innovation majeure introduite pour la session 2026. « Le ministère a interconnecté la plateforme e-concours avec la base de données de l'ONI, tout en intégrant la solution de paiement Faso Arzeka », a-t-il expliqué.

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Cette innovation, a-t-il ajouté, permet de sécuriser et de fluidifier le processus d'inscription. Selon lui, le processus d'inscription a été simplifié et se déroule désormais en trois étapes. « D'abord l'authentification où le candidat renseigne le nom, le prénom, la date de naissance et le numéro court de la CNIB pour vérification. Ensuite la création du compte après validation de l'identité. Enfin, le paiement et la validation avec génération d'un récépissé téléchargeable », a-t-il précisé. M. Oboulbiga a relevé un engouement important.

« A la date du 2 avril 2026, à 08h30, nous comptions 63 914 inscriptions, soit environ 20 000 inscriptions par jour », a-t-il indiqué, soulignant que la plateforme e-concours est l'une des plus éprouvées du Burkina. Toutefois, le SG a reconnu l'existence de certaines difficultés. « Comme pour toute innovation numérique d'envergure, quelques difficultés ont été signalées », a-t-il admis. A cet effet, il a cité notamment le champ « lieu de naissance » qui n'est pas indispensable pour poursuivre l'inscription.

Quid des cartes expirées ?

S'agissant des récépissés vierges, il a demandé aux candidats concernés de se reconnecter et de régénérer le document. Il a assuré que leur inscription reste valide dans le système. A propos du sort des cartes d'identité expirées ou égarées, M. Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a indiqué que le ministère des Serviteurs du Peuple a décidé d'autoriser leur inscription, sous réserve que les personnes concernées présentent une pièce d'identité valide le jour des épreuves.

A ce propos, le SG a salué l'engagement de l'ONI à délivrer rapidement les CNIB en cours de renouvellement. Puis de rassurer que le ministère et l'ONI sont pleinement mobilisés afin que chaque candidat éligible puisse s'inscrire dans les meilleures conditions. Il a par ailleurs rappelé que la date limite des inscriptions est fixée au 8 avril 2026.

Le Directeur général (DG) de l'ONI, Arzouma Daouda Parfait Louré, a expliqué que son institution accompagne le ministère des Serviteurs du Peuple pour faciliter l'authentification des candidats à travers l'interconnexion entre la plateforme e-concours et la base de données de l'ONI. Pour les candidats détenteurs de la carte biométrique AES, M. Louré a évoqué des mises à jour.

« A partir de ce jour, la plupart des candidats concernés pourront sereinement reprendre le processus d'inscription », a-t-il soutenu. Répondant aux questions des journalistes, le DG de l'ONI a apporté des éclaircissements sur des cas spécifiques. « Les cartes déclarées perdues sont désactivées. Si elles sont retrouvées et utilisées, elles ne seront pas reconnues dans la base de données », a-t-il expliqué. M. Louré a invité les candidats à récupérer leurs nouvelles pièces d'identité. « Lorsque la carte est signalée désactivée, cela signifie que la nouvelle carte est prête et doit être retirée », a-t-il indiqué.

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