Congo-Kinshasa: L'alerte à l'épidémie de mpox levée, mais le virus continue de circuler

En République démocratique du Congo, les autorités ont levé, jeudi 2 avril, l'alerte nationale liée au Mpox, plus de trois ans après le début de l'épidémie déclarée le 16 décembre 2022. Plus de 120 000 cas suspects ont été recensés et 2 254 décès enregistrés. Mais le virus n'a pas été totalement éradiqué.

Le ministre de la Santé, Samuel Kamba, a officialisé cette décision. « Je déclare officiellement la fin de l'épidémie de mpox en tant qu'urgence nationale de santé publique », a-t-il annoncé à l'occasion le 2 avril, quasiment quatre mois jour pour jour après l'annonce de la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays.

Malgré cette levée de l'alerte, les autorités insistent : le virus n'a pas disparu. « C'est une victoire contre l'épidémie, pas contre le virus », a souligné Samuel Kamba. Le mpox continue de circuler, à un niveau bien inférieur à celui observé au plus fort de la crise.

Le virus est toujours présent

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Le ministre a rappelé que cette épidémie a été l'une des plus complexes que le pays ait connues, avec une propagation importante sur l'ensemble du territoire, notamment dans l'est, où la maladie a particulièrement touché les camps de déplacés. Le mpox est endémique dans la région et sa transmission a évolué, notamment par contacts rapprochés, y compris au sein des familles et lors de rapports sexuels.

Pour éviter une nouvelle propagation, la stratégie repose désormais sur une surveillance renforcée et sur la vaccination ciblée. « L'OMS n'a pas recommandé d'en faire un vaccin de routine. Nous n'en ferons pas un vaccin de routine, mais un vaccin de riposte », a expliqué le ministre, soulignant son coût élevé. « Nous allons continuer, notamment dans les provinces que nous appelons des "hotspots", à vacciner autour des cas et les personnes fragiles », a-t-il ajouté.

Un système de santé renforcé

La riposte, qui a coûté environ 90 millions de dollars, a permis de mobiliser d'importants moyens. Le pays a reçu près de 3,4 millions de doses de vaccin, dont 2,4 millions ont déjà été utilisées.

Selon les autorités, cette crise laisse également un héritage durable, avec un système de santé renforcé. La RDC dispose désormais de 60 laboratoires capables de réaliser des prélèvements et des analyses, ainsi que d'un personnel mieux formé.

Ces avancées doivent permettre au pays de mieux faire face aux autres épidémies toujours présentes, comme le choléra ou la rougeole, qui connaissent régulièrement des flambées.

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