Après quatre jours d'intenses discussions, la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Yaoundé a pris fin lundi 30 mars sans accord sur les dossiers clés, sur fond de fortes tensions entre l'Inde, le Brésil et les États-Unis. Les pays espéraient pouvoir aboutir à des ententes sur l'e-commerce et l'agriculture.
Clap de fin pour la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), après 4 jours de discussions à Yaoundé, au Cameroun, qui se sont achevés sur un échec. « Nous avons tout simplement manqué de temps », souffle la Directrice générale de l'OMC Ngozi Okonjo-Iweala. Malgré des discussions jusque tard dans la nuit, il n'y a eu aucun accord sur les dossiers clés.
Symbole de cet échec à se mettre d'accord : l'absence de compromis sur le e-commerce, le commerce en ligne. Depuis 1998, les membres de l'OMC votent un moratoire empêchant l'imposition de droits de douane sur les échanges numériques. Il est renouvelé tous les deux ans. Mais cette fois, impossible de trouver un consensus : les États-Unis voulaient le reconduire pour plusieurs années mais se sont heurtés au refus du Brésil, notamment. Depuis plusieurs années, certains pays en développement comme l'Inde critiquent en effet cet accord, estimant que cela les prive de recettes douanières.
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Pas d'accord sur le numérique donc et pas d'accord non plus sur l'autre dossier brûlant de cette conférence : la réforme du système de prise de décision de l'OMC. Actuellement, n'importe lequel des 166 membres de l'organisation peut empêcher l'application d'une mesure. « Nous sommes très proches » d'un compromis, affirme pourtant la directrice générale de l'OMC. « Mais ce n'est pas tout à fait le bout du chemin », précise la Nigériane. Les discussions doivent reprendre à Genève en mai lors de la prochaine réunion du Conseil général.