Sénégal: Lutte contre le changement climatique - Le Sénégal valide sa troisième Contribution déterminée

6 Avril 2026

Dans le but de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, le Sénégal a validé, hier, sa troisième Contribution déterminée au niveau national. Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a appelé à une solidarité internationale à la hauteur des enjeux climatiques.

La troisième Contribution déterminée au niveau national (Cdn 3.0) s'inscrit dans la continuité des engagements du Sénégal à l'Accord de Paris en 2015. Lequel vise une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Hier, lors de l'ouverture de l'atelier consacré à la validation de la Cdn 3.0, le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf, a déclaré qu'il s'agit d'engager le Sénégal dans « une logique de transformation ».

Reconnu pour la constance de son engagement malgré une faible responsabilité dans les émissions mondiales, le Sénégal veut désormais renforcer son positionnement. Mais l'autorité a prévenu que « sans appropriation nationale, sans coordination efficace et sans financements conséquents, les ambitions resteront lettre morte ». Il a ainsi appelé à une solidarité internationale « à la hauteur des enjeux ». Pour le vice-président de l'Assemblée nationale, Samba Dang, « le changement climatique a des impacts comme une agriculture fragilisée, un accès à l'eau sous pression et des risques accrus sur la santé et la sécurité alimentaire ».

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Selon le député, la réponse doit être structurée et suivie. « Le parlement, a-t-il assuré, entend jouer pleinement son rôle pour accompagner et contrôler l'action publique ». Face à ces défis, les partenaires techniques ont réaffirmé leur engagement. La représentante adjointe résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), Catherine Phuong, a souligné que l'action climatique est « désormais une condition du développement, et non plus un enjeu périphérique ». À ses yeux, la nouvelle génération de Cdn devra « prouver sa crédibilité à travers des priorités claires, des financements identifiés et une mise en oeuvre effective ».

En toile de fond, les travaux techniques présentés par Moussa Diop, du Comité national sur le changement climatique, rappellent que cette validation est loin d'être symbolique. « Elle doit sceller une appropriation collective avant la soumission internationale du document », a-t-il relevé.

Des ambitions climatiques revues à la hausse

Après de la validation de la troisième Contribution déterminée au niveau national (Cdn 3.0), la directrice du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, Madeleine Diouf Sarr, a rappelé les enjeux majeurs de ce document stratégique. « La Cdn est le document de référence qui traduit l'engagement du Sénégal dans la mise en oeuvre de l'Accord de Paris », a-t-elle souligné.

À travers cette contribution, le Sénégal informe la communauté internationale de ses ambitions en matière de lutte contre le changement climatique, notamment sur deux axes principaux : la réduction des émissions de gaz à effet de serre (atténuation) et le renforcement de la résilience face aux impacts climatiques (adaptation). Mais cette nouvelle version marque une évolution notable. « Nous passons d'un niveau d'engagement de 7 % dans la Cdn 2.0 à une ambition comprise entre 13 et 17 % de réduction des émissions », a précisé Mme Sarr.

La Cdn 3.0 intègre également de nouveaux leviers stratégiques. Parmi eux, la prise en compte des pertes et dommages, désormais au coeur des négociations climatiques internationales, mais aussi les enjeux de genre et d'inclusion sociale. L'autre innovation est relative à l'intégration du marché carbone comme instrument de financement de l'action climatique. « Une Cdn est par nature progressive. Tous les cinq ans, les États doivent revoir leurs ambitions à la hausse », a noté Madeleine Diouf Sarr.

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