Afrique: Après le Mozambique, le Ghana boycotte à son tour un sommet sur l'énergie du continent organisé à Londres

Le Ghana a décidé de boycotter le prochain Sommet sur les énergies en Afrique, qui se tiendra à Londres en mai 2026, a annoncé le 2 avril, African Energy Chamber (AEC), une organisation continentale. Le vice-président d'AEC estime que l'organisateur de cet événement au Royaume Uni « ne prend pas en compte les Africains ».

Un sommet sur l'énergie boudé par les pays africains producteurs de pétrole ? L'événement, Africa Energies, doit se tenir à Londres du 12 au 14 mai. Il s'agit d'un rendez-vous important pour les producteurs d'hydrocarbures.

Or, après le Mozambique, c'est le Ghana qui a annoncé boycotter le sommet. Principal grief : une invisibilisation des acteurs africains par l'organisateur britannique. C'est la plateforme londonienne Frontier Energy Network qui est dans le viseur.

Et cela ressemble de plus en plus à un mouvement de boycott collectif. Le Mozambique, le Ghana ainsi que les ministres de l'Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (Appo) accusent cette modeste mais influente organisation : pas assez de voix africaines à la tribune des sommets, pas assez d'Africains embauchés.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

L'organisateur du sommet doit « embaucher des Noirs »

« Nous avons ici une organisation qui organise une conférence sur l'Afrique, mais qui ne prend pas en compte les Africains, s'agace Verner Ayukegba, vice-président de la Chambre africaine de l'énergie (African Energy Chamber), au micro d'Alexis Bédu. Il appelle également au boycott. Frontiers in Network, vous devez embaucher des Noirs ! Il faut vous associer clairement à une voix africaine qui prône l'inclusion dans le secteur pétrolier global. C'est très important ».

Frontier Energy Network n'a pas répondu publiquement aux accusations liées à ses pratiques de recrutement.

Mais il y a une autre accusation en filigrane : ces organisations occidentales prôneraient une « transition énergétique » à marche forcée en Afrique. Ce discours ne plait ni à la Chambre africaine de l'énergie des hydrocarbures ni à des pays comme le Ghana qui a récemment annoncé des milliards de dollars d'investissements dans l'exploration gazière et pétrolière.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.