La Chine renforce son emprise sur les routes du cuivre africain. Avec la relance d'une ligne ferroviaire stratégique entre la Zambie et la Tanzanie, Pékin ne se contente plus de financer des infrastructures : il cherche désormais à contrôler toute la chaîne d'exportation, de la mine jusqu'au port. Un projet à plus d'un milliard de dollars, au coeur d'une rivalité croissante avec les Occidentaux pour l'accès aux métaux critiques.
Du cuivre extrait en Afrique, transporté par des entreprises chinoises, puis expédié sur des navires chinois. Avec la rénovation du chemin de fer Tazara, Pékin franchit une nouvelle étape : celle de l'intégration complète de la chaîne logistique. Autour de ce projet à 1,2 milliard de dollars, on retrouve les géants miniers CMOC et Zijin, le groupe maritime Cosco, et des acteurs du transport déjà bien implantés sur le terrain.
Leur objectif : fluidifier l'acheminement du cuivre depuis la « ceinture de cuivre » de Zambie et de RDC jusqu'au port de Dar es Salaam en Tanzanie. Aujourd'hui, l'essentiel du minerai transite encore par camion, sur des routes saturées. Demain, le rail doit permettre d'accélérer les flux, de réduire les coûts, et surtout de mieux contrôler les exportations.
Cuivre, cobalt...
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Car derrière ce chantier, c'est une stratégie plus large qui se dessine de la part de la Chine : sécuriser l'accès à des ressources indispensables à la transition énergétique, comme le cuivre ou le cobalt.
Face à elle, les États-Unis et l'Union européenne avancent leurs propres projets ferroviaires, avec le « corridor de Lobito ». En Afrique, la bataille des métaux critiques se « joue » désormais aussi sur les rails.