À une semaine de l'Assemblée des délégués du MMM, la tension monte. Le secrétaire général Rajesh Bhagwan répond fermement aux accusations de Paul Bérenger, qui a qualifié la liste des délégués de «bidon».
Pour lui, il s'agit d'une stratégie destinée à légitimer l'absence annoncée de l'ancien DPM à ce rendez-vous crucial. Il insiste que toutes les procédures internes ont été respectées : «Le secrétariat a invité tout le monde, même Bérenger. Ils ont choisi de ne pas venir.» Il affirme que personne n'a été exclu du processus et que les instances du parti - bureau politique, comité central - ont été régulièrement convoquées.
Face aux accusations de manipulation, Rajesh Bhagwan est catégorique : «Mo met o defi mwa Rajesh Bhagwan, sekreter zeneral, zame monn manipil lalis.» Il rappelle que la mise à jour des listes avait été lancée conjointement avec Paul Bérenger, avec une extension accordée jusqu'au 31 mars. Il questionne même la cohérence des critiques : «Si la liste est bidon, est-ce que celle du régional 16, soumise par Joanna Bérenger, l'est aussi ?» Il reconnaît toutefois certaines difficultés pratiques : militants réticents à fournir leurs coordonnées, variations dans les soumissions régionales. Mais plusieurs régionales ont remis des listes complètes dans les délais.
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Dans ce climat tendu, Bhagwan annonce la tenue d'un bureau politique lundi à 16 h à Port-Louis, affirmant sa confiance dans la secrétaire du parti pour gérer le dossier. Interrogé sur la situation paradoxale de Paul Bérenger - susceptible de siéger comme backbencher indépendant tout en restant leader du MMM - Bhagwan relativise : «Le peuple est plus inquiet du problème énergétique et de la crise que des problèmes internes du MMM.» Il insiste sur la ligne actuelle du parti : «La vie continue. Une grande majorité souhaite que le MMM reste au gouvernement et travaille pour le pays.» Sur le plan personnel, il adopte un ton apaisé : «Mo kapav enn bebet politik me mo ena bon manyer. On joue notre rôle au Parlement. Pas de provocations. L'essentiel, c'est l'Assemblée des délégués, le terrain et le travail gouvernemental.»