Les prix du pétrole s'emballent. La guerre au Moyen-Orient et la paralysie du détroit d'Ormuz ont replongé le monde dans l'angoisse énergétique. Maurice, importatrice, subit de plein fouet cette volatilité. Mais une ressource échappe aux contraintes du marché : le soleil. Où en est notre transition vers le photovoltaïque ?
De l'Égypte à la Thaïlande, les réponses se ressemblent : couvre-feux commerciaux, prix bloqués à la pompe, aides d'urgence distribuées à la hâte. Face à la flambée des hydrocarbures, chaque gouvernement tente de colmater les brèches d'un système énergétique bâti, depuis des décennies, sur des ressources qu'il ne contrôle pas. Maurice n'y échappe pas.
Le pays reste fortement dépendant du fioul lourd et du charbon importés, et chaque soubresaut des marchés se répercute sur les factures des ménages. Partant de zéro installation photovoltaïque connectée au réseau en 2010, elle dispose aujourd'hui d'environ 160 MW de capacité installée - mais la part des renouvelables dans le mix électrique a reculé, de 21 % en 2014 à 17 % en 2024, et l'objectif de 60 % a été repoussé à 2035. Le retard est réel. Le photovoltaïque peut-il, malgré tout, s'imposer comme un levier de souveraineté énergétique ?
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Tour d'horizon
Égypte : couvre-feu commercial
Pour faire face à la flambée des prix du pétrole, les autorités égyptiennes ont imposé la fermeture obligatoire de tous les commerces à partir de 21 heures, à l'exception des établissements situés en zone touristique. La mesure, prévue pour durer au minimum un mois, illustre la vulnérabilité d'un pays très dépendant du pétrole iranien. En l'espace de trente jours, les factures d'électricité des ménages ont plus que doublé.
Japon : retour au charbon
Face à la crise, Tokyo envisage d'assouplir temporairement les restrictions encadrant ses centrales à charbon pour atténuer les tensions sur l'approvisionnement électrique. Le gouvernement a soumis ce projet le 27 mars à un panel d'experts, qui l'a approuvé, selon le ministère de l'Industrie.
France : aides ciblées
Paris a opté pour un plan de soutien aux secteurs les plus exposés à la flambée des carburants : la pêche, l'agriculture et les transports. Le coût total de ce dispositif est estimé à près de 70 millions d'euros pour le seul mois d'avril 2026.
Indonésie : prix fixes
Jakarta a annoncé le gel des prix des carburants à la pompe, malgré les pressions budgétaires croissantes et les difficultés d'approvisionnement découlant du conflit.
Dubaï : plan d'aide massif
Les autorités de Dubaï ont débloqué une enveloppe de 237,6 millions d'euros pour soutenir les entreprises et les ménages dans un contexte qui fragilise les économies du Golfe.
Thaïlande : pénurie et chaleur
La pénurie de carburant paralyse les villes thaïlandaises. Les climatiseurs sont à l'arrêt, alors que les températures frôlent les 40 degrés.
Bangladesh : mesures restrictives
Les fonctionnaires bangladais ont reçu pour instruction d'éteindre les lumières et de réduire la climatisation, mesure d'urgence destinée à limiter la consommation d'électricité à l'échelle nationale.