Afrique: Vers une harmonisation économique portée par le CISNA

Les pays de la région de l'Afrique australe renforcent leur coopération afin de consolider la stabilité et la résilience de leurs systèmes financiers non bancaires, dans un environnement international marqué par des incertitudes économiques, des mutations technologiques rapides et des exigences accrues en matière de régulation. C'est dans ce contexte que le secrétariat du Committee of Insurance, Securities and Non-Banking Financial Authorities (CISNA) a lancé, le mercredi 1er avril, la réunion semestrielle de son conseil de gouvernance et de ses sous-comités, au siège de la Financial Services Commission (FSC) à Ébène.

La cérémonie d'ouverture s'est tenue en présence du Senior Chief Executive du ministère des Services financiers et de la planification économique, Sarwansingh Purmessur, du président du CISNA et Chief Executive Officer (CEO) de la Namibia Financial Institutions Supervisory Authority, Kenneth Simataa Matomola, ainsi que du CEO de la FSC, Désiré Vencatachellum.

Dans son allocution, Kenneth Simataa Matomola s'est dit confiant quant à la qualité des échanges entre les différentes instances réunies. Il a ainsi estimé que ces discussions permettront de dégager des solutions communes pour renforcer le secteur du Southern African Development Community (SADC).

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En outre, il a annoncé qu'à la suite de la réunion annuelle prévue en octobre 2025, la FSC avait obtenu un siège permanent au conseil de gouvernance du CISNA, ce qui constitue une reconnaissance du rôle stratégique du pays hôte et contribue également à renforcer la continuité ainsi que la transparence des processus décisionnels.

Regroupant 26 autorités issues de 14 pays membres de la SADC, le CISNA demeure la principale plateforme régionale dédiée à l'harmonisation de la régulation des services financiers non bancaires, notamment dans les domaines de l'assurance, des marchés de capitaux, des pensions et de la microfinance.

De son côté, Désiré Vencatachellum a réaffirmé l'engagement des autorités mauriciennes à soutenir ces travaux, tout en mettant en avant l'importance d'une régulation équilibrée, à la fois conforme aux standards internationaux et favorable à l'investissement. En ce sens, il a souligné le rôle du CISNA dans le renforcement de la coopération et du partage d'expertise entre régulateurs africains.

Pour sa part, Sarwansingh Purmessur a présenté le CISNA comme une plateforme essentielle de coopération régionale. Il a ainsi souligné que face aux chocs économiques mondiaux, le renforcement de l'intégration entre pays africains constitue un levier majeur de croissance et de résilience. En outre, il a insisté sur la nécessité de promouvoir une voix africaine unifiée, notamment pour répondre aux défis liés à la transformation numérique du secteur financier et à l'essor de la fintech.

De plus, il a rappelé les priorités stratégiques nationales inscrites dans la Vision 2050, laquelle vise à diversifier l'économie mauricienne, renforcer sa résilience et anticiper les besoins futurs en investissement. Dans cette optique, il a également souligné l'importance de maintenir un cadre réglementaire solide, crédible et propice au développement du secteur financier.

Enfin, les travaux des sous-comités et du comité technique, tenus les 30 et 31 mars, ont préparé cette réunion du conseil de gouvernance, dont les conclusions seront ensuite transmises au Comité des ministres des Finances et de l'Investissement de la SADC pour validation et adoption en tant que références régionales.

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