Tunisie: Le président étrille la télévision publique l'exhortant à «changer de discours»

Le président de la Tunisie, Kaïs Saïed, a critiqué le télévision publique et l'a exhortée à « être au rendez-vous avec l'histoire » durant une cérémonie d'hommage l'un de ces prédécesseurs, Habib Bourguiba. Un discours en contradiction avec l'état de la liberté des médias dans le pays.

Lors de la commémoration du 26e anniversaire de la mort de l'ancien président de Tunisie Habib Bourguiba, qui a gouverné la Tunisie de 1957 à 1987, l'actuel chef de l'État, Kaïs Saïed, a fustigé la télévision nationale dans son discours en hommage à l'ancien leader, dans la ville de Monastir, à l'est du pays.

Sans donner d'exemple concret, il a appelé l'organe médiatique à éviter la propagande trompeuse. « La télévision doit changer de discours et être au rendez-vous avec l'histoire », a notamment déclaré celui qui dirige la Tunisie depuis 2019, alors qu'il rendait hommage à Bourguiba à Monastir, ville natale de ce dernier. Kaïs Saïed a ajouté, sans développer, que « certains concepts de la télévision nationale sont caducs et que les Tunisiens ne veulent plus les entendre ».

Baisse dans le classement sur la liberté de la presse

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Ce n'est pas la première fois que le président tunisien commente le travail des médias étatiques. En janvier, il avait réuni les responsables des médias publics dont le PDG de la télévision nationale et avait souligné le rôle essentiel des médias dans le paysage tunisien, parlant de priorité pour la transparence et l'intérêt général.

Excepté que les journalistes tunisiens et étrangers n'ont toujours pas reçu leur carte de presse officielle pour 2026, et sans compter la quasi-absence de communication entre le gouvernement et les journalistes, ainsi que le retour de l'autocensure dans de nombreux médias tunisiens par peur de représailles...

Une situation plus que dégradée pour la liberté d'informer en Tunisie, confirmée par la chute du pays de 11 places dans le classement 2025 de l'ONG Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la presse.

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