Interpellé par le député indépendant Franco Quirin sur les enquêtes liées au projet Iréva Villas et aux activités de Venezis Property, Navin Ramgoolam a d'abord rappelé un premier cas remontant à mars 2023. Un acheteur, identifié comme B.R., avait conclu un contrat avec Areva Immobilier Ltd pour l'acquisition d'une villa au prix de Rs 8,2 millions, dont Rs 5 millions avaient déjà été versées. Une demande additionnelle de Rs 2,2 millions lui aurait ensuite été faite par le promoteur, ce qu'il a refusé, abandonnant finalement le projet.
Une enquête policière a été initiée, avec des dépositions recueillies auprès de six personnes. Le dossier a été transmis en mai 2025 au bureau du Directeur des poursuites publiques pour avis. Après plusieurs demandes de précisions, l'affaire a pris une tournure civile lorsque les parties ont saisi la Cour suprême. Le 10 mars 2026, un accord a été trouvé : Areva Immobilier Ltd s'est engagée à verser Rs 5,7 millions à B. R. en règlement final, avant le 30 juin, accord entériné par la Cour suprême.
Dans la foulée, la police doit désormais soumettre à nouveau le dossier au Directeur des poursuites publiques, tenant compte de ce développement judiciaire. Par ailleurs, une seconde plainte a été enregistrée en février 2025 par un autre acquéreur, V. P., qui affirme avoir payé la totalité d'une villa qui ne lui a jamais été livrée. Là encore, une enquête est en cours, avec plusieurs auditions déjà effectuées.
L'affaire dépasse toutefois le seul cadre civil. La Financial Crimes Commission (FCC) a ouvert deux enquêtes pour blanchiment d'argent en mars et juillet 2025, visant les sociétés Venezis Property et Areva Immobilier Ltd, toutes deux liées à des promoteurs portant les initiales A.C.P.
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Selon les informations communiquées, au moins 11 victimes ont été entendues et 21 dépositions enregistrées. Le montant total présumé des sommes détournées dépasserait les Rs 50 millions. Une arrestation a déjà eu lieu. Les investigations ont également conduit à l'audition de deux notaires, dont les sceaux apparaissent sur les actes de vente. La FCC attend désormais des informations complémentaires de la part d'institutions financières afin de faire progresser l'enquête.