Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a procédé, le 8 avril, à Abidjan, à l'ouverture d'un atelier de formation consacré à la finance verte, climatique et carbone ainsi qu'aux mécanismes de Paiement pour services environnementaux (Pse).
Saluant la mobilisation des acteurs nationaux et internationaux, il a mis en exergue l'intérêt croissant pour le financement de l'action climatique. « La lutte contre les changements climatiques constitue aujourd'hui l'un des défis majeurs auxquels notre planète est confrontée », a-t-il rappelé, en référence aux engagements de l'Accord de Paris. Il a insisté sur la volonté de la Côte d'Ivoire de concilier croissance économique et préservation de l'environnement, à travers sa Contribution déterminée au niveau national (Cdn).
Abou Bamba s'est félicité de la désignation d'Abidjan comme siège du bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat (Fvc), une décision qui conforte le leadership du pays en matière d'action climatique et ouvre de nouvelles perspectives de financement. Le ministre a souligné l'importance des instruments innovants, notamment le marché carbone, pour orienter les investissements vers des projets à fort impact. Il a évoqué les opportunités offertes par l'article 6 de l'Accord de Paris, tout en appelant au renforcement des capacités des acteurs.
Illustrant ces avancées, il a cité le projet de réduction des émissions autour du Parc national de Taï, qui a permis de mobiliser d'importantes ressources financières au profit des communautés. Face à la perte de plus de 80 % du couvert forestier depuis les années 1960, il a appelé à intensifier la préservation et la régénération des forêts, tout en valorisant leur potentiel économique.
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La directrice pays de l'Initiative pour le commerce durable (Idh), Stéphanie Kadio, a souligné que les ambitions ivoiriennes sont atteignables, grâce à une synergie entre secteurs public et privé. Idh apporte un appui technique et financier au développement du marché carbone et s'engage dans la préservation d'aires protégées comme le Parc du Mont Péko et la Réserve de Bossématié.
Douayoua Rachelle, secrétaire technique du Bureau du marché carbone, a souhaité que l'atelier de formation permette de revisiter les concepts fondamentaux de la finance climatique, tout en partageant les avancées, les défis et les attentes liés à la mise en œuvre des Paiements pour services écosystémiques (Pse) et des marchés carbone. L'atelier de deux jours réunit les administrations, le secteur privé et les partenaires autour d'un objectif commun : bâtir une transition écologique inclusive et durable.